Une mise en garde aussi calme que ferme : Teddy Riner a choisi le plateau de C à Vous, ce mardi 22 septembre 2026, pour répondre aux attaques racistes dont il affirme faire l’objet depuis plusieurs jours. Le champion olympique de judo, déjà très remonté après ses propos tenus sur Stade 2 début septembre au sujet de la montée de l’extrême droite, n’a rien laissé passer face aux journalistes.
Invité à s’exprimer sur la polémique née de ses précédentes déclarations, le colosse guadeloupéen a rappelé qu’il restait avant tout un citoyen engagé, inquiet pour l’avenir de ses deux enfants. Une prise de parole assortie d’un avertissement juridique pour ceux qui franchiraient la ligne rouge.
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“Il y a des avocats pour ça”, Teddy Riner prévient ses détracteurs
Face à Anne-Élisabeth Lemoine, Teddy Riner n’a pas cherché à adoucir son propos. “Dès qu’il y aura une ligne rouge, on m’entendra“, a-t-il prévenu, avant de préciser le fond de sa pensée : “Je ne pense pas avoir été contre un parti, mais déjà, lorsque l’on voit les résumés, les réponses ou bien les messages qui ont été portés, ça révèle la nature du parti.”
Par la suite, le judoka a recentré son propos sur sa vie de famille : “Je veux revenir sur le fait que je suis un père de famille qui a deux enfants, qui s’inquiète pour l’avenir de ses enfants, qui voit une France que moi, je n’ai pas connue.” Il a alors décrit un pays qu’il ne reconnaît plus : “J’ai connu une France où on est soudé, où on est uni dans la difficulté. Aujourd’hui, on essaye de nous diviser, on essaye de créer ce climat qui est instable, qui est méconnu pour moi.”
Citant Grand Corps Malade, Teddy Riner a souhaité insister sur l’urgence de la situation : “Cette année, elle est importante parce que comme Grand Corps Malade le disait : c’est un moment où on a déjà dépassé les limites.” Avant de rappeler son statut de citoyen : “Je suis citoyen et j’ai mon mot à dire. Et si ça gêne quelqu’un, écrivez-le. Continuez.” Mais le sportif ne s’est pas arrêté là. Pour conclure, il a souhaité s’adresser à la caméra en lançant : “Sachez que tout ce qui est raciste, il y a des avocats pour ça”, avec un clin d’œil pour faire comprendre qu’il ne laisserait plus rien passer.
Une “montée des extrêmes” qui inquiète le judoka depuis plusieurs semaines
Cette sortie médiatique fait suite à une prise de position déjà remarquée. Invité de Stade 2 le 16 septembre, Teddy Riner avait mis de côté son épaule blessée pour évoquer une inquiétude plus vive que le sport : la situation politique du pays. Le judoka avait pointé du doigt la montée des extrêmes, avant de préciser qu’il visait l’extrême droite. “Moi, ce qui m’angoisse, c’est plus la tournure que prend le pays”, avait-il confié, ajoutant que cette situation “fait flipper” même un sportif de haut niveau habitué à la pression. Relancé par le journaliste sur les “deux extrêmes”, il avait tranché en riant : “De l’extrême droite”, justifiant son choix des mots par un principe simple : “il faut appeler un chat un chat.”
Une franchise qui lui a valu une vague de réactions contrastées sous ses publications. Un internaute a ainsi écrit : “Mdr pas avec un guadeloupéen les gars”, quand un autre a rétorqué que “l’extrême gauche est plus dangereuse que l’extrême droite” selon lui. D’autres internautes ont réclamé davantage de retenue de la part du champion, allant jusqu’à évoquer un possible boycott aux côtés d’autres sportifs engagés politiquement.