Delphine de Belgique victime d’une fake news : la princesse “profondément choquée” pousse un violent coup de gueule

Princesse et artiste, Delphine de Saxe-Cobourg, dite Delphine de Belgique, pensait lancer discrètement un projet caritatif avec Aldi Belgique. En quelques heures, une dépêche et des titres approximatifs ont pourtant affirmé qu’elle vendait des œuvres d’art en supermarché. Visée par cette fake news, la fille reconnue du roi Albert II s’est insurgée. Sur Instagram, elle a poussé un véritable coup de gueule, se disant profondément choquée par la tournure prise par l’affaire.

A l’origine, la princesse avait simplement réalisé une fresque murale à Gand pour l’association Warme William, engagée dans la santé mentale des jeunes. L’enseigne de hard-discount devait vendre des reproductions de ce dessin, au profit de la campagne. La nuance a disparu dans certains articles annonçant la commercialisation d’une “œuvre exclusive” de la princesse. Delphine a donc choisi de répondre publiquement, pour rétablir les faits et défendre le sens de son engagement.

Une fresque à Gand pour soutenir Warme William

Officiellement princesse de Belgique depuis 2020, sœur du roi Philippe, Delphine de Saxe-Cobourg est avant tout une artiste multimédia. Pour Warme William, initiative de Warm Vlaanderen symbolisée par un ours bleu qui incarne la personne de confiance, elle a peint une fresque murale à Gand. L’œuvre, dévoilée le 23 septembre 2026, est inspirée des témoignages de sept jeunes Gantois sur leur bien-être psychologique.

Dans le cadre de cette collaboration, Aldi Belgique doit proposer à partir du 26 septembre des reproductions encadrées du motif de la fresque, au prix de 24,99 euros l’unité, en stock limité, avec un exemplaire par client. Les bénéfices sont destinés à Warme William. Cette formule s’inscrit dans la lignée d’opérations artistiques déjà menées par Aldi, comme la vente en 2024 d’une œuvre de Koen Vanmechelen au même prix.

Fake news autour d’Aldi : la riposte de Delphine sur Instagram

Le 22 septembre, une dépêche de l’agence Belga annonçant qu’Aldi allait vendre une œuvre d’art de la princesse a été largement reprise par des médias belges. Des titres ont laissé croire que des tableaux originaux signés Delphine arriveraient en rayon. Face à cette présentation jugée erronée, la princesse a poussé un coup de gueule sur Instagram : “Je suis profondément choquée par ce titre trompeur“, écrit-elle. Avant d’ajouter : “C’est FACTUELLEMENT FAUX et cela doit être rectifié immédiatement. Je ne vends pas mes œuvres par l’intermédiaire d’ALDI“.

Dans la même publication, Delphine détaille ce qui sera réellement proposé en magasin. Elle précise : “Je ne vends pas mon art. Aldi vend des reproductions encadrées du design mural, que j’ai permis à l’appui de cette importante cause. Il ne s’agit pas d’œuvres d’art créées par mes soins, mais de reproductions non signées et non numérotées“. Elle résume ensuite sa position en martelant : “Je ne vends pas mes œuvres d’art chez Aldi. Aldi vend des reproductions encadrées du dessin de la fresque“.

Recentrer le débat sur la santé mentale des jeunes

Au-delà de la rectification, le ton de la princesse vise aussi les logiques médiatiques. Elle lance un avertissement clair : “Veuillez ne pas déformer ce projet significatif pour un titre sensationnel. Il faut rester sur le bien-être mental des jeunes“. Dans un autre passage, elle insiste encore : “Merci de ne pas déformer ce projet significatif pour en faire un titre à sensation“. Pour Delphine, le cœur du sujet reste l’écoute des adolescents et la visibilité donnée à leurs fragilités.

Cet épisode illustre aussi la manière dont Delphine conçoit son rôle public. Reconnue tardivement comme fille d’Albert II, elle milite pour l’acceptation de l’imperfection et répète que l’art peut aider à guérir. De son projet “Love Imperfection” à sa collection de joaillerie Eternal Bloom, elle utilise sa notoriété pour parler vulnérabilité plutôt que prestige. D’où sa volonté de ne pas voir une simple action caritative réduite à une opération marketing autour de son nom.

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