Brigitte Lahaie n’a visiblement pas l’intention de mettre de l’eau dans son vin. Invitée du podcast Jamais dit d’Isabelle Farrugia, l’animatrice de Sud Radio a de nouveau abordé la question du consentement et des plaintes déposées des années après les faits. Selon elle, “beaucoup de femmes” confondraient un rapport sexuel “pas spécialement agréable” et un abus.
Des mots qui ne vont pas apaiser les esprits. Ses précédentes sorties sur les plaignantes qui accusent Patrick Bruel de viols et d’agressions sexuelles lui avaient en effet déjà valu une volée de critiques cet été. Alors, simple maladresse ou conviction assumée ?
class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/DeUrmm5jLnd/?utm_source=ig_web_copy_link&exln=NTc4MTIwNjQ2YQ==" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px !important; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);" >
“Est-ce que 20 ans après, on peut porter plainte ?”, Brigitte Lahaie remet une pièce après Patrick Bruel
Face à Isabelle Farrugia, l’ancienne actrice a déroulé sa vision sans prendre de gants. “Il y a beaucoup de femmes qui confondent le fait d’avoir eu un rapport sexuel pas spécialement agréable et le fait d’être abusé”, a-t-elle lancé, avant de citer sa propre expérience. “Il y a des tas de moments où franchement, j’aurais mieux fait de m’en passer“, reconnaît-elle, tout en affirmant être devenue ce qu’elle est “aussi grâce à ces erreurs-là”.
Brigitte Lahaie vise ensuite les femmes qui portent plainte “10, 20 ans, 30 ans après”, y voyant l’effet d’“une sorte de courant aujourd’hui“. Selon elle, c’est d’ailleurs “toute la difficulté de la sexualité féminine”. Pour autant, elle admet que certains hommes sont “incapables d’être très lucides sur le fait que la femme n’est pas vraiment présente”, une femme qui “accepte de subir parce que c’est presque plus simple de subir que de se défendre”.
Elle-même assure qu’elle ne se laisserait “plus faire” aujourd’hui, alors qu’elle s’est “laissée faire” plus jeune. Puis vient la question qui risque de faire bondir plus d’un auditeur : “Est-ce que 20 ans après, on peut porter plainte sur quelque chose qui, à l’époque, était quand même finalement un peu consenti ? Tout ça est très compliqué”.
Après le Buzz TV et Jordan De Luxe, la même ligne
Si ce discours vous dit quelque chose, c’est normal. En juin dernier déjà, dans le Buzz TV du Figaro, Brigitte Lahaie estimait que certaines femmes devaient “assumer qu’elles ont fait une connerie d’aller voir un mec“. Au sujet de Patrick Bruel, elle nuançait toutefois : “Elles sont peut-être bien victimes […] mais il y a une vérité et une autre vérité, laissons faire la justice”. Puis, fin juillet, dans Le Jet de Luxe de Jordan De Luxe, elle lâchait au sujet du chanteur : “Peut-être qu’il en a violé, j’en sais rien”.
L’ex-actrice Nikita Bellucci avait alors dénoncé sur X des propos “lunaires”, allant jusqu’à écrire : “Honte à Brigitte Lahaie”. D’autres internautes avaient à l’inverse défendu son droit à exprimer une opinion différente.
Pour rappel, Patrick Bruel est accusé de viols et d’agressions sexuelles par plusieurs femmes. Une dizaine de plaintes ont été déposées et une trentaine de femmes, dont l’animatrice Flavie Flament, ont pris la parole publiquement. Mis en examen en juin 2026, le chanteur de 67 ans a été placé sous contrôle judiciaire, et l’enquête se poursuit. Il conteste l’intégralité des faits qui lui sont reprochés et reste présumé innocent tant qu’aucune décision de justice n’a été rendue. Le débat, lui, ne faiblit pas. Pas plus tard que le 8 octobre, Sophie Marceau demandait dans Paris Match que “ces femmes soient entendues et que justice soit rendue à celles qui le demandent”.