Après Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal s’en prend désormais à Marine Le Pen avec une punchline toute spéciale

Ségolène Royal a-t-elle trouvé sa nouvelle cible de prédilection ? Après avoir comparé Raphaël Glucksmann à un simple “stagiaire” dans les colonnes de Libération, la candidate à la primaire socialiste change de registre et vise désormais Marine Le Pen. Selon les révélations du Nouvel Obs, l’ancienne ministre a préparé une punchline qu’elle juge “redoutable”, pensée pour marquer les esprits lors d’un futur débat ou d’une prochaine interview. 

Une réplique qui joue sur un sujet particulièrement sensible pour la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale : sa condamnation judiciaire. Selon nos confrères, Ségolène Royal ne cacherait pas sa fierté devant les journalistes, avant de leur demander, mi-sérieuse mi-amusée, de garder le secret.

Raphaël Glucksmann traité de “stagiaire”

Avant Marine Le Pen, c’est Raphaël Glucksmann qui avait fait les frais de la verve de Ségolène Royal. Dans une interview accordée à Libération ce week-end, la candidate à la primaire sociale-démocrate a ouvertement critiqué son concurrent, jugé trop inexpérimenté pour briguer l’Élysée. “Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier”, a-t-elle lancé, avant d’enfoncer le clou avec une formule assassine : “Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs.”

Une sortie qui n’est pas passée inaperçue. Le président de la Commission d’organisation de la primaire, Patrick Mennucci, a recadré Ségolène Royal dans un communiqué diffusé lundi, jugeant l’attaque déplacée à trois semaines du premier tour, prévu les 9 et 10 octobre.

Raphaël Glucksmann, de son côté, a répondu ce lundi matin sur Franceinfo, regrettant d’être devenu “sa première cible” alors que l’extrême droite est, selon lui, “aux portes du pouvoir”. L’eurodéputé de Place publique a également renvoyé la balle à son adversaire, soulignant qu’il n’a, contrairement à elle, “pas quémandé des postes” pendant quarante-cinq ans, en référence au long parcours ministériel et diplomatique de Ségolène Royal, qui a occupé le poste d’ambassadrice des pôles arctique et antarctique de 2017 à 2020.

Une punchline redoutable préparée contre Marine Le Pen

C’est dans ce climat de campagne électrique que Ségolène Royal prépare déjà sa prochaine offensive, cette fois dirigée contre Marine Le Pen. Selon les révélations du Nouvel Obs, l’ancienne ministre a peaufiné une réplique qu’elle compte sortir au moment opportun. “Entre nous deux, il y en a une qui n’a pas de bracelet électronique”, aurait-elle confié en exclusivité au magazine, faisant référence à la condamnation de la cheffe de file du Rassemblement national.

Marine Le Pen a en effet été condamnée en appel, le 7 juillet dernier, à trois ans de prison, dont un an assorti d’un bracelet électronique, dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Sa peine d’inéligibilité, fixée à 45 mois dont 30 avec sursis, avait toutefois déjà été purgée au moment de l’arrêt, lui laissant la possibilité de se présenter à la présidentielle de 2027.

Consciente de l’effet de sa punchline, Ségolène Royal se serait empressée de demander la discrétion à l’équipe du Nouvel Obs, non sans un certain plaisir. “Chut, il ne faut pas le dire !”, aurait-elle glissé, sûre que la formule fera mouche une fois révélée au grand jour. Une manière, pour la candidate, de rappeler que la campagne pour la primaire socialiste ne l’empêche pas de garder un œil sur ses adversaires de tous les camps, jusqu’à l’extrême droite.

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