Arnaud Denis “comme un patient en phase terminale” : perte de vue, acouphènes… L’acteur cash sur sa lente agonie, “je n’arrive plus à manger depuis deux ans et demi”

Arnaud Denis avait choisi de parler sans détour de ce qu’il vivait. Quelques mois avant sa mort, annoncée ce mardi 22 septembre, l’acteur et metteur en scène français de 43 ans avait livré dans C à vous un témoignage particulièrement dur sur la dégradation de son état de santé. Selon son avocat, il a eu recours à l’euthanasie en Belgique afin de mettre fin à des douleurs chroniques apparues après la pose d’un implant anti-hernie en 2023.

Une décision qu’il disait avoir mûrie face à une situation devenue, selon lui, insupportable. Son calvaire aurait commencé en juillet 2023, après une opération pour une hernie inguinale à la clinique Ambroise-Paré de Paris. Très rapidement, Arnaud Denis avait décrit des douleurs intenses, des saignements, une importante perte de poids et une altération générale de son état. Il avait notamment perdu 17 kilos. Selon le récit qu’il avait livré, il souffrait d’un syndrome ASIA, présenté comme une réaction inflammatoire rare liée aux adjuvants de certains implants.

Arnaud Denis décrivait ses fortes douleurs et son quotidien invivable

Une nouvelle intervention réalisée aux États-Unis en avril 2024 pour retirer le dispositif n’aurait pas permis d’inverser l’évolution de ses symptômes. En janvier 2026, face aux caméras de C à vous, le comédien avait raconté un quotidien devenu presque impossible. “Depuis que je me suis fait implanter, c’est l’horreur. Je n’arrive plus à manger depuis deux ans et demi maintenant. Je perds tous mes muscles, je ne peux bientôt plus marcher, je n’ai plus de hanches, je n’ai plus de quoi tenir mon dos, mon cou”, confiait-il. Ses mots traduisaient l’épuisement physique qu’il disait ressentir depuis des mois.

À ces douleurs s’ajoutaient également des acouphènes importants et une perte partielle de la vue. Arnaud Denis expliquait être resté immobilisé chez lui pendant plus d’un an, sans parvenir à retrouver une vie normale. “Je ne peux plus sortir de chez moi, je n’ai plus de vie sociale, je n’ai plus de vie du tout. Je vis comme un patient en phase terminale”, avait-il déclaré.

Son combat pour alerter

Il disait aussi avoir le sentiment que les médecins ne comprenaient plus l’origine de ses souffrances ni la manière de les soulager. Face à cette impasse, l’acteur avait assumé ses démarches pour recourir à l’euthanasie. Mais avant de mourir, il avait voulu transformer son expérience en combat collectif. Après avoir découvert les effets secondaires graves mentionnés sur la notice de son implant, il avait créé sur les réseaux sociaux le collectif “Victimes françaises de prothèses de hernie”.

Près de 200 témoignages auraient alors été recueillis. Arnaud Denis souhaitait également engager une plainte contre X pour “blessures involontaires”. Jusqu’au bout, il aura donc cherché à alerter sur les complications qu’il attribuait à cette intervention et à défendre d’autres patients confrontés à des difficultés similaires. Son dernier témoignage reste celui d’un homme qui décrivait une lente perte d’autonomie, marquée par la douleur, l’isolement et l’impression de voir son corps lui échapper jour après jour. Une parole particulièrement bouleversante aujourd’hui, alors que sa disparition donne un relief encore plus tragique aux confidences faites quelques mois auparavant.

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