Ce dimanche 27 septembre 2026, Hélène Ségara pose ses valises à la campagne. La chanteuse rejoint Frédéric Lopez, aux côtés d’Éric Serra et de Tristan Lopin, pour l’émission Un dimanche à la campagne sur France 2. Un cadre bucolique et intimiste, loin de son quotidien habituel.
Car si elle apprécie une parenthèse champêtre le temps d’un tournage, l’interprète d’Esméralda vit bien loin de la campagne le reste de l’année. Depuis plusieurs années, Hélène Ségara a en effet élu domicile dans un appartement de 250 mètres carrés, en plein cœur de Montmartre.
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Montmartre, le quartier de cœur d’une artiste parisienne d’adoption
Célèbre pour son Sacré-Cœur et sa vue imprenable sur la capitale, Montmartre a toujours attiré les artistes. Van Gogh, Picasso ou encore Dalida y ont posé leurs valises avant Hélène Ségara, séduite par l’atmosphère de village qui règne dans ce quartier du 18e arrondissement.
Ce choix résidentiel n’a rien d’un hasard pour la chanteuse originaire de Six-Fours-les-Plages, dans le Var. Installée à Paris depuis 1993, elle a mis des années avant de pouvoir s’offrir ce logement à la mesure de sa carrière, jalonnée de succès comme Vivo per lei avec Andrea Bocelli ou son rôle dans Notre-Dame de Paris en 1998.
L’appartement, qu’elle partage avec sa famille, se distingue par sa sobriété. Pas de mobilier tape-à-l’œil ni de signes ostentatoires de réussite : la chanteuse a préféré miser sur des matières naturelles et une décoration chaleureuse, à mille lieues du style « musée » qu’elle dit vouloir éviter à tout prix chez elle.
Cette décoration n’est d’ailleurs pas le fruit d’un seul regard, mais bien d’un véritable dialogue de couple. « La déco s’est décidée à deux. Chacun a fait des concessions. J’ai cédé sur le gris du salon que je trouvais un peu froid. Il a dit oui pour le bois, les patines chocolat… », détaillait-elle. Un savant équilibre entre les goûts de chacun, qui donne à l’ensemble une atmosphère résolument vivante et jamais figée.
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Un cocon de 250 m2 pensé pour la vie de famille
Au cœur de ce vaste logement, la cuisine occupe une place centrale, littéralement comme symboliquement. Organisée autour d’un îlot, elle permet à la chanteuse de cuisiner tout en recevant ses invités. « Ici, c’est mon espace. Dans mon enfance, toute la vie de la maisonnée s’organisait autour de cette pièce, je continue la tradition », confiait-elle au magazine Gala.
Le salon, baigné de lumière grâce à ses grandes fenêtres, accueille quant à lui un piano blanc, ayant appartenu à son ex-mari le musicien Mathieu Lecat, ainsi que deux canapés aux teintes contrastées, l’un rouge vif, l’autre gris. Une salle à manger dotée d’une immense table en bois complète cet ensemble généreux, pensé pour les repas en famille.
Partout dans l’appartement, des touches zen viennent adoucir l’ambiance : statues de Bouddha, bougies et même une sculpture évoquant le mur des Lamentations. Un pluralisme discret qui reflète les origines de la chanteuse, entre mère arménienne orthodoxe et père italien catholique. « Je ne veux pas faire de ma maison un musée », insiste-t-elle, refusant d’exposer trophées et disques d’or dans son intérieur.
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Des débuts modestes bien loin du luxe actuel
Ce grand appartement contraste violemment avec les débuts parisiens d’Hélène Ségara. Arrivée dans la capitale en 1993 à seulement 22 ans, avec un petit garçon de trois ans à charge, elle habitait alors un grenier de 15 mètres carrés avenue de Clichy, dans ce même 18e arrondissement.
« Je pouvais faire cuire des œufs en étant allongée sur le lit », se souvient-elle, évoquant sans détour la précarité de cette période. Le quartier, alors mal famé, était loin de l’image de carte postale que la jeune chanteuse s’était forgée de Paris avant son arrivée dans la capitale.
Cette période de vaches maigres, elle ne la renie pourtant absolument pas. « Il faut, c’est bien, c’est formateur et ça permet de ne pas oublier d’où l’on vient », résume-t-elle avec philosophie. Une humilité qui explique sans doute pourquoi, malgré ses 250 m2 à Montmartre, la chanteuse continue de revendiquer une vie simple, loin du strass qu’on pourrait attendre d’une star de sa notoriété.
Entre ce studio exigu et l’immense appartement d’aujourd’hui, la trajectoire d’Hélène Ségara résume à elle seule des années de travail acharné. C’est son titre Je vous aime adieu, sorti en 1996, qui la propulse enfin sur le devant de la scène, deux ans avant son rôle marquant dans Notre-Dame de Paris. Une ascension progressive, bien loin des success stories instantanées, qui rend son parcours résidentiel d’autant plus parlant.
Aujourd’hui installée confortablement, Hélène Ségara garde ainsi jalousement son intimité. « J’ai tout rangé avant que vous n’arriviez, je ne veux pas exposer ceux que j’aime sous prétexte que je suis un personnage public », expliquait-elle à Gala, résumant à elle seule la philosophie d’une bohémienne devenue, avec les années, tout sauf bohème.
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