Ce samedi 26 septembre 2026, la France se souvient de Jacques Chirac, disparu il y a sept ans jour pour jour. Au-delà de sa carrière politique, l’ancien président reste associé à une passion peu commune. Celle du Japon, pays qu’il a visité une cinquantaine de fois tout au long de sa vie.
Cette fascination pour l’archipel nippon, Jacques Chirac est loin d’être le seul Français à l’avoir ressentie. De Kylian Mbappé à Amélie Nothomb, en passant par Gérard Depardieu, plusieurs personnalités hexagonales entretiennent elles aussi un lien intime avec cette culture si particulière.
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Jacques Chirac, « le président qui aimait le Japon »
Surnommé ainsi par la presse nippone, Jacques Chirac s’est rendu au Japon à de très nombreuses reprises, aussi bien comme maire de Paris que comme chef de l’État. Sa passion pour le sumo reste la plus connue. C’est lui qui a fait venir des sumotori au tournoi de Bercy, et il n’hésitait pas à réclamer des nouvelles de ses lutteurs favoris depuis Tokyo.
En juillet 2000, lors d’un déplacement officiel, il assiste au tournoi de Nagoya devant 8 000 spectateurs et remet une « coupe du Président » en porcelaine aux organisateurs. Interrogé sur cette assiduité, il se défend alors en évoquant simplement son goût pour le sport en général, avant de retourner s’installer au premier rang des gradins.
Au-delà du sport, l’ancien président se passionne pour l’histoire et les arts japonais. Du façonnage des sabres à la cérémonie du thé. C’est sous son mandat qu’est inaugurée, en 1997, la Maison de la culture du Japon, quai Branly à Paris. Beaucoup d’observateurs lui attribuent d’ailleurs une part du boom des mangas en France, resté longtemps marginal avant son arrivée à l’Élysée.
Cette assiduité a nourri de nombreuses rumeurs au Japon, jamais confirmées. On lui a prêté une maîtresse japonaise, un enfant caché, voire un compte bancaire secret à Tokyo. Des on-dit qui n’ont jamais terni l’image du Français cultivé et bon vivant que les Japonais retiennent de lui.
Cette popularité dépasse même le cercle des initiés. Un conteur de rakugo, forme de spectacle humoristique très populaire au Japon, a révélé avoir choisi son pseudonyme professionnel en hommage au maire de Paris de l’époque. « Il deviendra président, c’est certain. On va tirer ton nom du sien », lui aurait alors expliqué son maître, des décennies avant sa disparition. Un clin d’œil qui en dit long sur l’empreinte laissée par Jacques Chirac dans l’imaginaire populaire nippon.
Kylian Mbappé et Amélie Nothomb, une fascination née dans l’enfance
Chez Kylian Mbappé, la passion pour le Japon vient directement de la pop-culture. Bercé enfant par Olive et Tom, l’attaquant tricolore voue une véritable admiration au manga Captain Tsubasa. Lors d’un déplacement au Japon, il a eu la chance de rencontrer son créateur, Yoichi Takahashi. Il a réalisé plusieurs portraits exclusifs du footballeur dans le style de la série.
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Cette rencontre, largement relayée sur les réseaux sociaux, illustre à quel point l’influence de la culture nippone dépasse aujourd’hui le seul cercle des passionnés d’animation. Pour beaucoup de jeunes Français de sa génération, ces dessins animés diffusés dans les années 1990 et 2000 ont constitué une porte d’entrée durable vers le Japon.
Du côté de l’écriture, Amélie Nothomb incarne une autre facette de cet attachement. Ayant passé une partie de son enfance au Japon, l’écrivaine puise directement dans ces souvenirs pour nourrir son œuvre. Son roman Stupeur et Tremblements, qui raconte son expérience dans une entreprise nippone, reste l’un des témoignages les plus marquants de cette relation complexe et fascinée avec le pays du Soleil-Levant.
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Ces deux parcours, bien que très différents, témoignent d’un même phénomène. Une culture japonaise qui s’immisce durablement dans l’imaginaire français dès le plus jeune âge. Et ce, qu’elle passe par le dessin animé du mercredi après-midi ou par un séjour d’enfance marquant.
Gérard Depardieu, du Japon à l’assiette
Pour Gérard Depardieu, la fascination nippone se conjugue avant tout à travers la gastronomie. Le comédien, véritable globe-trotter, a par le passé possédé une épicerie fine japonaise à Paris, preuve d’un attachement allant bien au-delà du simple tourisme culturel.
Cette passion pour l’artisanat et la spiritualité japonaise, il l’a documentée dans la série Gérard de par le monde : Japon, diffusée sur Arte. L’acteur y explore les traditions culinaires et l’art de vivre nippon avec la gourmandise qu’on lui connaît, entre marchés locaux et ateliers de maîtres artisans.
Plus récemment, Gérard Depardieu a prêté ses traits à un chef cuisinier en road-trip culinaire au Japon dans le film franco-japonais Umami. Un projet qui prolonge sur grand écran cette relation de longue date entre l’acteur et l’archipel, où la cuisine devient le langage universel de la rencontre entre deux cultures.
De Jacques Chirac aux nouvelles générations incarnées par Kylian Mbappé, cette fascination française pour le Japon ne faiblit donc pas. Elle change simplement de visage, du tatami des dojos de sumo aux pages des mangas, en passant par les fourneaux d’un izakaya tokyoïte.
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