Le comédien Arnaud Denis est mort euthanasié après le calvaire lié à un implant anti-hernie

L’acteur Arnaud Denis, 43 ans, est décédé ce mardi à la mi-journée à Namur, en Belgique, après avoir eu recours à l’euthanasie. Delphine Depardieu, présente à ses côtés avec d’autres proches et membres de la famille, raconte des derniers instants empreints d’apaisement au Parisien : “Il est parti soulagé, avec presque un sourire sur le visage. Mais c’est un choc terrible…”.

Le comédien attribuait ses souffrances à une prothèse de hernie posée en 2023. Quelques heures avant sa mort, il avait publié sur Facebook un texte d’adieu très critique envers les médecins qui l’ont suivi, le fabricant du dispositif et l’agence du médicament (ANSM), assorti d’une citation des Misérables : “Ce n’est rien de mourir, c’est affreux de ne pas vivre”.

Un calvaire débuté en 2023

Arnaud Denis avait longuement témoigné de son parcours l’an dernier, apparaissant amaigri et épuisé. Il restait convaincu, jusqu’au bout, que la prothèse en polypropylène était à l’origine de son état, une hypothèse que les chirurgiens spécialistes jugeaient de leur côté non formellement établie. “Il en était toujours convaincu aujourd’hui”, confirme Delphine Depardieu.

L’acteur décrivait une dégradation physique rapide et brutale dans les mois suivant l’opération, passant d’un corps sportif à un état de grande faiblesse, avec des douleurs comparées à une agression interne permanente. Une encéphalomyélite myalgique, ou syndrome de fatigue chronique, avait fini par lui être diagnostiquée après une longue errance médicale.

Une plainte classée sans suite

L’acteur n’était pas un cas isolé : l’ANSM avait reçu dès 2024 des signalements similaires, concernant notamment des douleurs persistantes. Arnaud Denis avait rassemblé plusieurs de ces témoignages et déposé plainte contre X pour blessures involontaires, une procédure classée sans suite ces derniers jours. Il avait alors annoncé son départ pour la Belgique afin d’entamer les démarches vers l’euthanasie, une possibilité réservée aux patients confrontés à une souffrance jugée insupportable et inapaisable.

Delphine Depardieu insiste sur le cadre strict de la procédure belge : “Ils ne font pas ça du jour au lendemain, c’est long et très encadré”. Elle garde en mémoire les derniers mots de son ami, empreints de sérénité face au sort d’autres personnes confrontées à des souffrances bien plus longues.

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