Océane El Himer et Léa Mary ont été placées en garde à vue ce mardi 22 septembre à Dubaï, selon des informations concordantes. D’abord relayée par le blogueur Aqababe, l’affaire a ensuite été confirmée par plusieurs médias, dont BFMTV, qui évoque une « détention et consommation de produit stupéfiant ».
Les deux jeunes femmes sont des figures bien connues de la télé-réalité française. Océane El Himer, révélée dans Les Marseillais, compte plus d’un million d’abonnés sur Instagram. Léa Mary, ancienne candidate des Princes et les Princesses de l’amour, en totalise plus de deux millions. Un troisième influenceur, connu sous le pseudonyme Amirrlife, aurait également été interpellé.
D'après mes informations exclusives,
L'influenceuse Lea Mary, Oceane Elhimer et l'influenceur Amirrlife seraient actuellement en GAV à DubaïIls se seraient fait interpeller ce matin à 5h pour détention de stupéfiants
(20g de cocaïne & extasy)Plusieurs community manager gèrent…
— AQABABE (@aqababe) September 22, 2026
Une interpellation qui interroge sur la sévérité locale
Selon Aqababe, les trois influenceurs auraient été arrêtés vers 5 heures du matin, et les autorités auraient découvert 20 grammes de cocaïne ainsi que de l’ecstasy. Ces éléments, non confirmés officiellement dans un premier temps, ont depuis été corroborés par des sources concordantes citées par BFMTV.
Une garde à vue ne constitue toutefois pas une déclaration de culpabilité. Elle correspond à une simple mesure d’enquête, et les circonstances exactes de l’interpellation doivent encore être établies par les autorités compétentes. L’affaire pourrait évoluer rapidement dans les prochaines heures, notamment si les intéressées ou leurs représentants venaient à s’exprimer.
Mais cette affaire remet surtout en lumière un sujet trop souvent ignoré des voyageurs : la législation émiratie sur les stupéfiants, réputée comme l’une des plus strictes au monde. Une réalité que le ministère français des Affaires étrangères rappelle régulièrement aux ressortissants se rendant à Dubaï.
class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/DY-BZ1JiNr3/?utm_source=ig_web_copy_link&stkn=MzRlODBiNWFlZA==" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px !important; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);" >
Ce que dit précisément la loi émiratie
Aux Émirats arabes unis, la tolérance zéro s’applique sans exception. Le ministère des Affaires étrangères précise que l’importation, la consommation, la production ou la détention de stupéfiants sont « totalement interdites et sévèrement punies », même en quantité infinitésimale, de l’ordre du milligramme.
Concrètement, la consommation ou la détention de produits stupéfiants est passible d’une peine minimale de deux ans d’emprisonnement, quelle que soit la quantité détenue. Cette peine peut être portée à quinze ans en cas de circonstances aggravantes ou de récidive. Même certains médicaments contenant de la codéine sont considérés comme des stupéfiants sur place.
La loi ne s’arrête pas aux seuls consommateurs. Être simplement présent dans un lieu où se trouvent des stupéfiants expose aux mêmes sanctions que la détention, même sans consommation personnelle prouvée. Fournir un logement facilitant l’usage de drogue est puni de cinq ans de prison, tandis que le trafic peut être puni de la peine capitale.
class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/DcRbfpeCCm3/?utm_source=ig_web_copy_link&stkn=MzRlODBiNWFlZA==" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px !important; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);" >
Ce cadre juridique repose notamment sur la loi fédérale n°30 de 2021, relative à la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes. Elle encadre toutes les questions liées à la drogue, qu’il s’agisse de possession, d’usage, de trafic ou même de simple promotion de la consommation, y compris sur les réseaux sociaux, un point sensible pour des personnalités suivies par des millions d’abonnés.
La sévérité de ce texte surprend souvent les voyageurs occidentaux. De simples traces retrouvées dans le sang ou l’urine, résultant d’une consommation légale à l’étranger avant le voyage, peuvent suffire à justifier des poursuites. Les autorités locales ne distinguent pas usage récréatif et usage médical, y compris pour des produits comme l’huile de CBD, pourtant légale ailleurs en Europe.
Des conséquences lourdes pour les étrangers
Pour les ressortissants étrangers, une condamnation entraîne presque systématiquement une expulsion du territoire, une fois la peine de prison purgée. Une sanction qui s’ajoute à l’incarcération elle-même, rendant le séjour carcéral suivi d’un bannissement définitif du pays.
Le ministère des Affaires étrangères évoque d’ailleurs une « récurrence des arrestations de ressortissants français pour détention ou consommation de produits stupéfiants », notamment à l’aéroport ou dans les hôtels de l’émirat. Un phénomène loin d’être isolé, qui touche régulièrement des voyageurs mal informés des règles locales.
Les autorités émiriennes se montrent toutefois moins intransigeantes envers les voyageurs suivant un traitement médical légitime. Ceux qui doivent transporter des médicaments contenant des substances classées comme stupéfiants peuvent effectuer, avant leur départ, une demande d’autorisation gratuite auprès du ministère de la Santé. Une démarche méconnue, mais qui peut éviter bien des complications à l’arrivée.
La justice locale peut également, hors récidive, substituer un traitement en centre de réadaptation à une peine de prison classique. Une possibilité réservée aux consommateurs, jamais aux personnes soupçonnées de trafic, pour lesquelles les tribunaux émiriens appliquent une fermeté sans équivalent en Europe.
Si l’affaire concernant Océane El Himer et Léa Mary venait à se confirmer pleinement, les deux influenceuses s’exposeraient donc à des poursuites particulièrement sévères. En attendant une communication officielle des autorités émiriennes ou des représentants des intéressées, la plus grande prudence reste de mise face aux informations qui circulent actuellement.
class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/Dcq-Rf4T_LR/?utm_source=ig_web_copy_link&stkn=MzRlODBiNWFlZA==" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px !important; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);" >