“Oui, oui, oui” : Teddy Riner candidat à l’élection présidentielle 2027 ? Sa réponse énigmatique chez Anne-Sophie Lapix

Le colosse des tatamis prêt à troquer le kimono pour le costume de chef de l’État ? C’est la question qui brûle les lèvres de tous les observateurs politiques et des fans de sport. Ce mercredi 16 septembre 2026, invité au micro de RTL dans l’émission RTL Soir, le géant de 36 ans, Teddy Riner, s’est retrouvé cuisiné par Anne-Sophie Lapix. Connue pour son pugnacité, la journaliste n’a pas hésité à mettre les pieds dans le plat au sujet des ambitions élyséennes de son invité du soir.

Fidèle à sa réputation, l’icône tricolore a esquivé avec malice, tout en laissant la porte grand ouverte. Une sortie médiatique qui relance de plus belle les rumeurs autour d’une reconversion politique comme nombre de sportifs avant lui se sont essayés.

Jeu de jambes et esquives au micro d’Anne-Sophie Lapix

Interrogé d’emblée sur l’échéance de 2027 et sur ses déclarations passées, l’athlète a d’abord calmé le jeu : “Non, je dirais que ce n’est pas le moment, mais que je ne ferme aucune porte”, a-t-il répondu lorsque la journaliste lui a rappelé qu’il avait déclaré qu’il “pourrait s’engager, et que ça ne serait pas pour jouer les seconds couteaux, pas pour être ministre des Sports, mais plutôt président”. Évidemment, il en fallait plus pour stopper Anne-Sophie Lapix. Relancé sur le sens exact de ses propos, il insiste : “Ça veut dire que je ne dis pas qu’un jour, je ne rentrerai pas. Je ne dis pas que dans un futur proche, on puisse m’entendre. Je ne ferme aucune porte“.

Cherchait-il à annoncer un futur soutien ou un vrai programme ? “Vous voulez de la précision ? […] Je dirais qu’il faut patienter”, s’amuse-t-il, laissant planer le mystère. Et quand la journaliste évoque Victor Wembanyama qui a déclaré ne soutenir “personne en particulier politiquement”, pour savoir s’il compte lui aussi prendre la parole, la réponse fuse : “Bien sûr, c’est important de s’exprimer. C’est le rôle de tout citoyen. On a le droit de s’exprimer, de se présenter, de jouer. Quand je dis jouer, avoir un rôle dans… Dans la démocratie, dans le plan politique qu’on nous propose, c’est normal, ça nous concerne tous en premier plan. Donc oui. Oui, oui, oui“. “Non, je ne vais pas dire que j’ai la politique dans le sang, mais je ne ferme aucune porte”, a-t-il finalement conclu.

Du tatami à l’Élysée, le plan de conquête de Teddy Riner

Une déclaration de la part de Teddy Riner qui résonne tout particulièrement au vu de ses prises de position passées. En septembre 2025, déjà, le champion avait étonné dans les colonnes de l’AFP. Revendiquant son statut de citoyen avant tout, il fustigeait cette consigne tacite demandant aux sportifs de la boucler sur les sujets d’actualité. Surtout, il avait balayé d’un revers de main l’idée de jouer les figurants ou d’attraper au vol un strapontin ministériel, contrairement à ses aînés David Douillet, Laura Flessel ou Guy Drut. Pour lui, s’il devait sauter le pas, ce serait directement pour le “bureau ovale” de la République : viser le sommet, sinon rien.

Fidèle à sa méthode de travail, le colosse expliquait l’an dernier qu’il appliquerait en politique les recettes de ses succès sportifs. Pas question d’y aller en solitaire : s’il venait à concourir, il s’entourerait des meilleurs experts, préparateurs et conseillers pour constituer une équipe de choc capable de l’emmener jusqu’au bout. 

Reste que la route vers l’Élysée exige du temps. Et pour cause, avant de déposer d’éventuels parrainages, Teddy Riner a un autre rendez-vous capital gravé dans son agenda, avec une sixième participation aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 en ligne de mire. Les électeurs repasseront, le tatami attend toujours son roi.

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