Patrick Bruel fait à nouveau parler de lui, mais pas pour les bonnes raisons. Invitée du 13H de France 2 pour sa présidence du jury de la Révélation à Deauville, Lio s’est prêtée à un jeu de post-it.
Tombée sur deux titres du chanteur, elle n’a pas retenu ses mots. « Tu as chanté Place des grands hommes et tu n’en es pas un », a-t-elle lâché, avant de déchirer le papier sous l’œil des caméras.
Lio, une charge qui n’est pas la première
Cette sortie n’a rien d’un coup de sang isolé. Face caméra, la chanteuse belge a d’abord joué le jeu avec bonne humeur, évoquant Deauville comme « une terre d’accueil » et se décrivant tour à tour « bonne fille » et « bonne mère ». Puis est arrivé le fameux post-it, opposant deux titres du chanteur, Place des grands hommes et Marre de cette nana-là.
Dès mai 2026, à Toulouse, elle avait déjà exigé publiquement que Bruel « aille se faire soigner », évoquant un homme qu’il faudrait « apprendre à rentrer son sexe ». Une colère qui s’inscrit dans un contexte judiciaire particulièrement lourd. L’artiste, visé par une trentaine de plaintes, conteste fermement l’ensemble des faits et demeure, à ce stade, présumé innocent.
Parmi les plaignantes figure notamment l’animatrice Flavie Flament, qui affirme avoir été droguée puis violée par le chanteur en 1991, alors qu’elle n’avait que seize ans. D’autres témoignages, recueillis ces derniers mois par plusieurs médias, évoquent des faits similaires survenus entre 1991 et 2019. Des accusations que Patrick Bruel réfute avec la même fermeté depuis le début de l’affaire.
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Une tournée déjà annulée, mais pour de tout autres raisons
Mis en examen depuis juin 2026 dans plusieurs dossiers pour viol, tentative de viol et agression sexuelle, Patrick Bruel a fini par annuler, début septembre, sa grande tournée des 35 ans de l’album Alors regarde. « Cette tournée est devenue autre chose. Elle est devenue l’incarnation d’un débat qui la dépasse », avait-il écrit sur Instagram, face à la fronde de plusieurs municipalités françaises, Chartres et Dijon en tête.
Un renoncement lourd de sens pour un artiste qui n’avait, jusque-là, presque jamais reculé face à ses engagements de scène, pas même au plus fort de la Bruelmania des années 1990. Mais l’histoire retient un tout autre épisode, bien antérieur, où le chanteur avait déjà dû composer avec son emploi du temps de tournée. Cette fois, l’initiative ne venait ni de la justice, ni des élus, mais de l’un de ses propres fils, encore adolescent.
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Un fils encore adolescent qui bloque déjà les dates de son père
L’anecdote remonte à janvier 2019, lorsque Patrick Bruel se rend sur le plateau de C à vous, aux côtés de son ex-épouse Amanda Sthers. Ils présentaient leur film commun, Holy Lands, dans lequel il tient un second rôle. Le couple, marié en 2004 puis divorcé en 2008, a eu deux fils ensemble, Oscar et Léon. Choquée par les attentats de novembre 2015, Amanda Sthers avait choisi de s’installer avec eux à Los Angeles. Et de laisser le chanteur multiplier les allers-retours entre les deux continents pour les voir.
« J’y suis allé un mois tous les deux mois. J’étais un des meilleurs clients d’Air France », plaisante-t-il ce soir-là, sur le plateau de France 5. Une double vie géographique rendue plus complexe encore par l’intensité de ses tournées, qui s’enchaînaient alors à un rythme soutenu.
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Mais derrière l’humour, un vrai casse-tête logistique se cachait. Le journaliste rappelle alors un épisode resté méconnu. L’un de ses fils, encore adolescent à l’époque, avait pris les choses en main de lui-même. Sans en informer son père, il avait écrit directement au bureau de production pour poser ses conditions. Et avec une fermeté désarmante pour son âge !
« Si vous voulez que mon papa voie ses enfants, vous n’allez pas me mettre de concerts entre telle date et telle date », avait exigé l’adolescent, dans un mail resté culte en interne. Une consigne que l’équipe a totalement respectée, sans même prévenir Bruel. « Ils l’ont totalement respecté, sans me le dire. Quand j’ai vu les dates, j’ai dit : mais c’est bien, c’est cool, c’est quoi ? Il m’a dit : ben ça, c’est Oscar », racontait-il, encore ému par ce souvenir.
Un épisode touchant, révélateur d’un père soucieux de préserver sa relation avec ses enfants malgré la distance, que le contexte judiciaire actuel vient aujourd’hui percuter de plein fouet. Sept ans après ce mail d’adolescent, c’est une tout autre génération de voix, féministes cette fois, qui somme le chanteur de rendre des comptes, bien loin des considérations de planning familial.