Des messages pour le moins virulents ont été adressés directement au téléphone personnel d’Emmanuel Macron au printemps 2026. À plusieurs reprises, un homme vivant dans la région de Bordeaux aurait contacté le président de la République avec des insultes, mais aussi une menace de mort. Il a été jugé jeudi 10 septembre devant le tribunal de Bordeaux, en Gironde.
Des SMS directement envoyés à Emmanuel Macron
Entre mars et juin 2026, près d’une vingtaine de messages auraient été envoyés au chef de l’État. Certains contenaient des propos particulièrement crus.
“Vos couilles sont inexistantes et votre intégrité déjà en enfer”, pouvait-on notamment lire dans l’un des messages. Dans d’autres, l’auteur présumé aurait simplement écrit “trou du cul” ou encore “petite salope”.
Mais certains propos sont allés beaucoup plus loin, jusqu’à une menace de mort visant directement Emmanuel Macron : “Vous ne pouvez pas gagner contre moi de cette façon, il ne peut qu’y avoir une balle dans ma tête ou la vôtre”.
Face à ces messages, l’Élysée a déposé plainte. Le palais présidentiel ne s’est toutefois pas constitué partie civile dans cette affaire.
"Petite sal*pe" : Emmanuel Macron reçoit des SMS insultants sur son téléphone personnel ! Michel Mary nous dit tout sur le profil de l'auteur présumé des SMS #TBT9 pic.twitter.com/NWJtalVd3O
— TBT9 (@TBT9_W9) September 15, 2026
Un ancien ingénieur devant la justice
L’homme poursuivi est un ancien ingénieur aujourd’hui au chômage, domicilié à Landiras, au sud de Bordeaux. Lors de son passage devant le tribunal, il a dû s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à envoyer ces nombreux messages au président de la République. Selon La Depêche, il aurait alors assuré ne pas se considérer comme une personne malade ou violente.
Une autre question a également été soulevée : comment avait-il obtenu le numéro de téléphone personnel d’Emmanuel Macron ? L’homme affirme l’avoir récupéré il y a environ cinq ans, après avoir trouvé une clé USB déposée dans sa boîte aux lettres à Marmande. Il aurait ensuite utilisé ce numéro pour contacter directement le chef de l’État.
La Palestine au cœur de ses premières revendications
Selon ses explications, son premier message n’aurait pas eu pour objectif de menacer Emmanuel Macron. Il aurait souhaité interpeller le président au sujet de la situation au Proche-Orient.
L’homme aurait notamment voulu réclamer “l’arrêt du génocide en Palestine, des ventes d’armes à Israël”. Mais au fil des semaines, ses messages seraient devenus de plus en plus virulents, jusqu’à contenir des insultes et une menace de mort.
Durant l’audience, le prévenu a également fait référence à son implication supposée dans le mouvement des “gilets jaunes”. Il affirme notamment avoir créé un site consacré au mouvement et être intervenu en 2018 pour contribuer à son arrêt, avec l’aide de prétendus “services intérieurs”.
Lors de sa garde à vue, l’homme aurait également expliqué vouloir poursuivre Emmanuel Macron pour “haute trahison”. Des déclarations qui ont notamment attiré l’attention sur son état psychologique.