Ce vendredi 11 septembre 2026, TF1 diffuse un nouveau numéro de Qui sera le plus nul ?. Le principe reste inchangé depuis le lancement de la saison. Mieux vaut répondre juste pour quitter le jeu au plus vite.
Les candidats les plus brillants filent, les autres restent piégés sur les bancs de l’école. Ce jeu télévisé, animé par Camille Combal, cache pourtant une origine méconnue.
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Bien avant d’atterrir sur TF1, son concept est né à Oslo, dans l’esprit de deux producteurs norvégiens. Retour sur l’histoire de ce format devenu, en quelques années, un phénomène international.
Vendredi soir, TF1 relance son jeu inversé
Le concept de Qui sera le plus nul ? tient en une phrase : éviter à tout prix la dernière place. Les candidats enchaînent des épreuves de logique, de culture générale et de calcul mental. Chaque bonne réponse rapproche un peu plus de la sortie et du statut envié d’« intello du jour ».
Pour cette rentrée, douze nouvelles personnalités se prêtent au jeu. Christine Bravo, Samuel Étienne, Philippe Katerine, Christophe Licata, d’abord. Mais aussi Blandine Lehout, Rim’K, Gradur, Bruno Sanches, Yann Guillarme, Kelly Massol, Chocoh et Mélanie Da Cruz. Tous espèrent éviter de succéder à Nabilla Benattia, sacrée malgré elle championne du « plus nul » lors de la première saison.
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Pour corser les révisions, des invités de marque viennent jouer les enseignants d’un soir. Michel Cymes pour les sciences, Francis Huster pour l’Histoire, ou encore Marlène Schaff pour la musique. Une formule assumée par Camille Combal, qui promet une saison « plus riche et plus rythmée » que la précédente.
Dès le premier numéro de cette rentrée, un élève s’est distingué. Opposé au rappeur Rim’K lors du redouté « quiz de la délivrance », Samuel Étienne a mobilisé sa culture générale pour quitter la classe sans trembler. Une victoire qu’il savoure : « Je suis fier ! Au début, je trouvais le concept bizarre. On a tendance à vouloir rester le plus longtemps possible dans un jeu. Là, c’est l’inverse », confiait-il à Télé-Loisirs.
Une prudence légitime tant le précédent millésime a marqué les esprits. Lancée en janvier, la première saison avait réuni 4,6 millions de téléspectateurs dès son lancement. Le prodige Émilien, habitué des 12 coups de midi, avait quitté la compétition dès le premier soir. Enfin, Nabilla Benattia, elle, repartait avec le fameux bonnet d’âne de la promotion.
Direction Oslo, aux origines de « Norges dummeste »
L’idée germe en réalité loin des studios français, dans les bureaux de la société Montreux Film et Fjernsyn, à Oslo. Deux producteurs, Erik Solbakken et Jørgen Høst, imaginent alors un jeu où gagner signifierait, en réalité, perdre. Baptisé « Norges dummeste » — littéralement « le plus nul de Norvège » —, le programme est diffusé pour la première fois sur la chaîne TV 2 en août 2024.
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Le nom d’Erik Solbakken n’est pas totalement inconnu du public français. C’est également lui qui a créé, avec Hasse Hope, la pastille humoristique « Broren til ». Elle est devenue en France « Il en pense quoi votre frère ? ». C’est un format que Camille Combal connaît bien pour l’avoir longtemps animé sur TPMP. Une filiation amusante entre les deux carrières.
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Le succès du jeu norvégien ne se dément pas. Dès sa première saison, « Norges dummeste » décroche le prix de la meilleure innovation de l’année lors de la cérémonie des Gullruten, en mai 2025, l’équivalent norvégien des Emmy Awards. La seconde saison, elle, cartonne avec plus d’un million de téléspectateurs de moyenne, faisant du programme le plus regardé de la chaîne TV 2.
Animée par Einar Tørnquist et Jan Thomas, l’émission a déjà couronné plusieurs « champions » du genre en Norvège. Mayoo Indiran pour la première saison, puis AnneMa Yuvali pour la deuxième. Une troisième saison, diffusée à l’été 2026, confirme l’engouement du public norvégien pour ce jeu où l’échec se transforme en spectacle assumé. Et ce, loin des codes classiques de la compétition télévisée.
Un format qui conquiert le monde, jusqu’aux États-Unis
Fort de ce succès local, le concept s’exporte rapidement. La Suède devient le premier pays à adapter le format, rebaptisé à l’international « Nation’s Dumbest ». C’est le géant BBC Studios, qui rachète les droits mondiaux. Le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Hongrie suivent le mouvement, avant que la France ne s’en empare à son tour début 2026.
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« Nous avons upgradé le format original et nous en avons fait la plus belle adaptation », assure Pierre-Marie Gardonneix, directeur général de BBC Studios France. Selon lui, l’émission tricolore a même inspiré en retour la version américaine, lancée cet été sur la chaîne Fox. Animée par l’humoriste Jack Whitehall, elle réunit Carmen Electra, Steve-O ou encore le rappeur Ice-T.
Chez BBC Studios, on ne cache pas sa fierté face à cet engouement mondial. « Nous avons le format télévisé le plus absurde au monde. Et pour une fois, c’est voulu », s’amuse Ryan O’Dowd, dirigeant de la société de production, auprès du magazine américain Deadline. De Oslo à Los Angeles en passant par Paris, l’histoire d’un jeu où perdre est devenu, contre toute attente, un véritable art télévisuel.