“Un petit trait de cocaïne, un peu de GHB”, Matthieu Delormeau : un “urgentiste et un anesthésiste” l’ont fait sombrer dans la drogue

En pleine tournée promo pour son livre Addictions : il a suffi d’une fois… paru le 23 avril 2026 aux éditions Leduc, Matthieu Delormeau était l’invité de Faustine Bollaert ce mercredi 9 septembre 2026 dans Ça commence aujourd’hui sur France 2. L’ancien chroniqueur de Touche pas à mon poste  et TBT9 y a évoqué la manière dont sa vie a basculé dans la drogue à l’âge de 47 ans. 

Parti d’une simple soirée organisée pour combler une soirée de solitude, il s’est retrouvé piégé dans une consommation quotidienne de produits hallucinante. Aujourd’hui “tiré d’affaire”, il l’assure : “Je n’ai jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui”.

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Le piège tendu par deux professionnels de santé à Matthieu Delormeau

Tout a démarré un soir de dépression. Seul chez lui, Matthieu Delormeau décide de s’inscrire sur un site de rencontres et échange avec deux hommes. Il accepte de les rejoindre, rassuré par leur profil : l’un est urgentiste, l’autre anesthésiste. “Je ne vais pas chez n’importe qui quand même”, se dit-il à ce moment-là. Une fois sur place, la soirée prend une autre tournure quand ses hôtes sortent de la cocaïne et du GHB. “Pour moi, le GHB, c’était la drogue du violeur. Je ne savais pas ce que c’était, mais encore une fois, ce sont des médecins […] je ne me méfie pas du tout”, explique-t-il. L’effet est immédiat : “Et là, c’est magique, je n’ai plus d’anxiété, je n’ai plus rien, je discute avec eux, on échange, je suis libéré.”

Au moment de partir au petit matin, l’un des médecins lui donne un conseil pour gérer le contrecoup : reprendre une petite dose si besoin. De retour chez lui vers 5 heures du matin, Matthieu Delormeau encaisse une descente brutale. 

“Quand le produit commence à partir, tu as des idées noires qui arrivent, tu es nul, tu n’es pas bien, l’anxiété revient, mais x10, tu te sens coupable, tu te sens moche, tu te sens laid, rien ne va. La descente aux enfers commence”, se rappelle-t-il. Il suit alors la recommandation à la lettre : “Vers 8-9 heures, un petit trait de cocaïne, un petit peu de GHB”. L’addiction venait de s’installer.

Un isolement complet et une facture délirante

Très vite, la consommation grimpe en flèche : “Je suis passé à 1 gramme par jour, puis à 2 grammes et enfin 4 grammes, c’est gigantesque. Ça représente à peu près 5000, 6000 euros par mois.” La quantité est telle que l’un de ses dealers finit même par emménager dans le quartier de Matthieu Delormeau pour assurer les livraisons. Sous l’effet des produits, l’animateur change du tout au tout, devenant en effet “fou”, “colérique”, “schizophrène”, “très agressif” et “très nerveux”.

Résultat : un repli total sur soi-même pendant deux ans et demi. Durant cette période, Matthieu Delormeau ne sortira de chez lui qu’à quatre reprises, se faisant aussi livrer la moindre fourniture à des tarifs absurdes. Il cite notamment l’exemple de ses achats de médicaments : “Quand je voulais, par exemple, du paracétamol parce que j’avais mal au crâne, […] j’appelais un taxi moto, 80 euros. Il allait à la pharmacie acheter 2 euros la boîte. Il revenait 80 euros. Je payais la boîte de cette marque jaune de paracétamol 162 euros. Et ça, c’était un jour sur deux, à peu près.” Un engrenage financier et personnel auquel il a finalement réussi à mettre un terme.

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