EXCLU. Lara Fabian : ce déclic qui lui a permis de “reprendre la main” sur ce qui lui faisait du mal

Lara Fabian ne cherche plus à effacer les blessures qui ont jalonné son parcours. À 56 ans, la chanteuse préfère aujourd’hui les regarder autrement et en tirer des enseignements. Dans une interview exclusive accordée au magazine Closer, elle revient sur les troubles alimentaires et le poids du regard extérieur qui ont longtemps marqué sa vie.

Désormais, elle assure avoir trouvé une façon de ne plus laisser ces expériences décider à sa place. Ce changement ne s’est pas fait en un jour. Lara Fabian explique avoir compris que ce que l’on absorbe des autres peut aussi être déconstruit. “Oh mon Dieu, oui ! Les relations toxiques, les désordres alimentaires appartiennent au passé”, confie-t-elle lorsqu’on lui demande si son rapport à son corps et au jugement extérieur s’est apaisé. Une évolution profonde, née d’une prise de conscience qui lui a permis de reprendre le contrôle.

Lara Fabian a repris la main sur ce qui faisait mal

Cette sérénité nouvelle accompagne son retour sur scène prévu en octobre. Après un été passé à se reposer en Sicile, elle dit retrouver le même bonheur et le même enthousiasme face à son spectacle, mais avec un regard plus apaisé. La chanteuse formule très clairement ce déclic : “J’ai compris que si l’on peut cristalliser dans sa chair l’opinion des autres, on peut la défaire”.

Pour Lara Fabian, les critiques, le mépris, la méchanceté ou encore la trahison ne disparaissent pas forcément, mais ils ne doivent plus gouverner une vie. “Reprendre la main sur ce qui m’a fait du mal m’a permis de changer, d’évoluer”, affirme-t-elle à Closer. Pour autant, l’artiste ne prétend pas avoir tout oublié. Interrogée sur les blessures qu’elle aurait pu laisser derrière elle, elle refuse cette idée d’un passé totalement effacé. “La douleur, les épreuves, la souffrance deviennent des enseignements. Je garde mes bagages”. 

Apprendre à viser le meilleur, pas l’impossible, sa philosophie de vie

Une image qu’elle prolonge avec beaucoup de lucidité : “Mais je les ai stockés dans une remise et je retourne, au besoin, chercher les bons outils”. Cette nouvelle manière de penser se retrouve également dans le regard qu’elle porte sur elle-même. Lara Fabian reconnaît avoir longtemps été extrêmement exigeante, parfois jusqu’à l’épuisement. Elle ne veut plus fonctionner de cette façon. “Il faut apprendre à exiger de soi le meilleur, pas l’impossible”, explique-t-elle.

Le trac, lui, existe toujours, mais la peur de décevoir a reculé avec le temps. Son rapport aux autres s’est lui aussi transformé. Pour la campagne de Gabriel di Giorgio, la parole reste essentielle, même lorsqu’elle expose aux malentendus ou aux critiques. “La communication est la base de notre humanité. La parole est fondamentale pour créer du lien”, insiste-t-elle. Aujourd’hui, Lara Fabian préfère donc avancer avec ses cicatrices plutôt que chercher à les nier. Elle revendique même le droit de rester profondément sensible : “Je préfère avoir un cœur ouvert, même s’il est brisé, qu’un cœur fermé”. Une philosophie qui résume parfaitement ce nouveau chapitre : accepter ce qui a blessé, en tirer des outils, puis continuer à avancer sans laisser le passé reprendre les commandes.

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