À l’automne 1998, plus de 2,9 millions de Français se sont rués en salles pour découvrir Le Masque de Zorro. Ce film d’aventure mené par Antonio Banderas a continué sa carrière jusqu’à dépasser les 3,4 millions d’entrées, avant de s’installer doucement dans les soirées télé familiales. Près de vingt-huit ans plus tard, il suffit de retomber dessus pour comprendre pourquoi.
Sorti en France le 14 octobre 1998, ce grand spectacle hollywoodien coche encore toutes les cases, action lisible, humour, romance, musique ample et héros masqué iconique. Dans un paysage saturé d’effets numériques, revoir ses cascades “à l’ancienne” et ses combats au sabre donne un petit frisson de nostalgie très agréable.
1998 : comment “Le Masque de Zorro” a conquis le public français
Derrière la caméra, le réalisateur néo-zélandais Martin Campbell orchestre une superproduction TriStar et Amblin, inspirée du personnage de Zorro créé par Johnston McCulley. On suit Don Diego de la Vega, justicier vieillissant incarné par Anthony Hopkins, qui forme un successeur en la personne d’Alejandro Murrieta, bandit impulsif joué par Antonio Banderas, pour faire tomber le gouverneur Don Rafael Montero en Californie au début du XIXe siècle.
Le démarrage français n’a pas été fulgurant, mais les vacances de la Toussaint ont tout changé : le bouche-à-oreille a porté le film au-delà de la barre des 2 millions de billets vendus, puis jusqu’à environ 3,29 millions de spectateurs, ce qui en fait le neuvième plus gros succès de 1998 en France. À l’échelle mondiale, le long métrage a rapporté près de 250,3 millions de dollars pour un budget estimé entre 65 et 95 millions, avec plus de 4 millions de spectateurs en Espagne.
Un film d’aventure “à l’ancienne” qui reste incroyablement efficace
Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est la physicalité de Le Masque de Zorro. Les duels d’escrime sont chorégraphiés comme de petits ballets, les cascades sont majoritairement réalisées en vrai, et la mise en scène reste claire, sans montage épileptique. Le résultat : des scènes d’action qu’on suit sans effort, qui gardent une vraie tension malgré les années.
Sorti en France en 1998, Le Masque de Zorro est devenu l’un des films d’aventure emblématiques de la fin des années 1990.
L’autre force, c’est le trio formé par l’acteur Antonio Banderas, Anthony Hopkins et Catherine Zeta-Jones. La relation maître-élève donne au récit une dimension presque initiatique, tandis qu’Elena, fougueuse et drôle, évite le cliché de la simple demoiselle en détresse. La musique de James Horner, avec ses thèmes romantiques et ses envolées héroïques, achève de donner au film une identité immédiate.
Un classique familial qui traverse les générations
Conseillé dès 10 ans, Le Masque de Zorro fonctionne très bien en séance familiale : un héros identifiable, des méchants clairement dessinés, quelques touches de sensualité mais rien de vraiment choquant, beaucoup d’humour physique. Les parents y retrouvent le charme des grands films de cape et d’épée, les enfants découvrent un justicier masqué avant même les super-héros modernes.
Sa longévité se voit aussi dans sa présence régulière à la télévision française et sur les plateformes de vidéo à la demande, où il reste facile à (re)voir sur la plateforme Canal+ ou sur Apple TV. En ligne, les spectateurs lui attribuent encore autour de 3,5 étoiles sur 5, sur près de 27 000 avis. Sa suite de 2005, La Légende de Zorro, affiche environ 2,16 millions d’entrées en France, un score solide mais inférieur, qui confirme à quel point le premier film est resté la référence dans le cœur du public.