En pleine promotion de son ouvrage Je jure de dire toute la vérité, paru le 30 septembre dernier aux éditions Fayard, le député UDR Charles Alloncle était, ce jeudi 1er octobre 2026, l’invité d’Alain Marschall et Olivier Truchot sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC.
Au cours de cet entretien, l’élu chargé de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public est notamment revenu sur les filatures, menaces et rendez-vous clandestins dont il a été victime durant de la procédure. L’occasion pour lui de révéler que l’acteur François Berléand aurait tenté de le faire virer d’une brasserie parisienne.
Charles Alloncle : “Il est allé voir les patrons”
“Très rapidement après le début de cette commission d’enquête, un certain nombre d’acteurs, de producteurs, de journalistes, de hauts fonctionnaires, de politiques – des gens qui n’ont pas grand-chose à voir avec tout ça – ont fait une pétition pour réclamer l’arrêt définitif de la commission d’enquête“, a-t-il expliqué. “On ne voyait pas vraiment quels en étaient les fondements. Mais il se trouve que François Berléand, comme Julie Gayet, comme les parents de Julie Gayet, ont signé cette pétition, que je ne comprenais pas vraiment, qui est publiée dans Le Monde“.
Selon Charles Alloncle, le comédien aurait été bien plus loin qu’une simple signature. “Je me suis retrouvé dans un restaurant – une brasserie plutôt populaire – quelques jours après la sortie de cette pétition à Paris. Et François Berléand s’est levé dans le restaurant, est allé voir les patrons de cette brasserie en disant : ‘C’est absolument scandaleux. Comment pouvez-vous laisser un homme, de la trempe et avec l’engagement de Charles Alloncle, continuer à dîner au milieu de nous, parmi nous, dans ce restaurant ? Il faut le mettre dehors’“, s’est souvenu le député ciottiste.
François Berléand invité à quitter les lieux
D’après lui, le restaurateur aurait ensuite laissé entendre que “tout le monde était bienvenu, quelle que soit la couleur politique“.
Ce dernier aurait par ailleurs proposé à François Berléand de quitter les lieux, ce qu’il n’aurait pas fait. “Tout ça traduit aussi l’état d’hypocrisie complet et même de mimétisme, un réflexe panurgique de toute une élite qui, pour protéger quelques marges, une corporation, des copinages, un peu de favoritisme, est prêt aussi à jouer les barricades et la résistance, y compris dans des restaurants parisiens“, a conclu Charles Alloncle.