L’ancienne présentatrice de Fox News et ex-compagne de Donald Trump Jr. est désormais au centre d’une controverse qui dépasse les cercles mondains. Des médias américains rapportent plusieurs signalements visant son exercice des fonctions diplomatiques. L’intéressée conteste les accusations portées contre elle.
Kimberly Guilfoyle : des dépenses luxueuses et des relations controversées
Depuis son arrivée à Athènes, l’ambassadrice américaine est critiquée pour ses fréquentations et certaines dépenses. Selon le Wall Street Journal, Christos Marafatsos, un lobbyiste lié à l’entreprise grecque Aktos, l’accompagnerait lors de rencontres avec des responsables étrangers. Il aurait également mis son jet privé à sa disposition. Ces relations suscitent des interrogations sur d’éventuels conflits d’intérêts, alors que Kimberly Guilfoyle défend un projet de corridor gazier destiné notamment à réduire la dépendance de plusieurs pays européens au gaz russe.
Son train de vie fait également l’objet de critiques. D’après les témoignages rapportés par la presse, elle aurait multiplié les séjours à Mykonos, les déplacements en jet privé et les apparitions dans des établissements prestigieux. Un repas au Four Seasons Astir Palace, partagé avec son fils et son ancien mari, aurait notamment atteint 1 586 euros. Des sources citées par Paris Match lui reprochent aussi d’avoir fait passer certaines dépenses en notes de frais et accepté des cadeaux de valeur.
Des accusations de management brutal au sein de l’ambassade
Les critiques concernent aussi les relations de Kimberly Guilfoyle avec ses collaborateurs. Selon des témoignages relayés par la presse, l’ambassadrice aurait régulièrement perdu son sang-froid et menacé des membres du personnel de licenciement. Une source citée par le Daily Mail affirme qu’elle pouvait intimider aussi bien les employés de l’ambassade à Athènes que des responsables diplomatiques.
Un épisode survenu pendant l’été à Mykonos illustre ces accusations. D’après les témoignages rapportés, elle aurait appelé son garde du corps en pleine nuit pour lui demander des glaçons. Celui-ci n’ayant pas répondu, elle l’aurait ensuite rétrogradé au poste de chauffeur. Deux autres conducteurs auraient également été sanctionnés pour des désaccords liés à leur conduite.
Une accusation financière de 100 000 dollars qui aggrave la controverse
L’affaire a pris une nouvelle dimension après les déclarations d’Eric Deters, donateur de Donald Trump. Selon le Wall Street Journal, cet homme affirme que Kimberly Guilfoyle lui aurait demandé, en juillet 2025, de régler une facture American Express de 100 000 dollars, en échange d’un accès à de hauts responsables de l’administration américaine. Les échanges publiés comprennent notamment ce message attribué à l’ambassadrice : “Chéri, s’il te plaît, j’ai besoin que tu fasses ça pour moi aujourd’hui”. Eric Deters affirme avoir interprété cette demande comme un échange de services. Il indique toutefois ne pas avoir effectué le paiement. L’avocat de Kimberly Guilfoyle conteste l’authenticité des messages et soutient qu’une somme lui était due pour des déplacements et des interventions antérieurs à sa nomination.
Des élus démocrates ont demandé des éclaircissements sur ces accusations, qui soulèvent des questions d’éthique et de sécurité nationale. Le secrétaire d’État Marco Rubio a refusé de commenter le fond de l’affaire. Donald Trump, interrogé sur le sujet, a déclaré ne pas en connaître précisément les détails, tout en ajoutant que Kimberly Guilfoyle avait toujours été très gentille avec lui.