Paul Mirabel passe de la scène au petit écran avec Paul, la série, une comédie en six épisodes dans laquelle il incarne une version romancée de lui-même. Mais cette incursion dans la fiction n’a pas convaincu Théo Ribeton, critique à Libération, qui relève plusieurs faiblesses dans l’écriture et la construction du programme.
Dans “Paul, la série”, l’humoriste se met en scène face à ses difficultés
Disponible depuis le 2 octobre 2026 sur Prime Video, Paul, la série repose sur une situation directement liée à la carrière de l’humoriste. Après le succès de son premier spectacle, Zèbre, le personnage doit préparer un deuxième one man show. Problème : alors que la première approche au Grand Rex, il n’a encore rien écrit. Il dispose de six semaines pour trouver de nouvelles idées et faire le point sur sa vie. Pour l’accompagner dans cette période, plusieurs personnages gravitent autour de lui. Marine Leonardi interprète son agente, tandis qu’Abraham Wapler joue un ami particulièrement envahissant, décidé à réaliser un documentaire sur lui. Les difficultés professionnelles se mêlent ainsi aux complications sentimentales, dans une fiction qui emprunte des éléments au parcours de son interprète.
La série compte six épisodes et met en scène un Paul Mirabel confronté à ses propres contradictions. Toutefois, le programme ne cherche pas à reproduire fidèlement son quotidien. Il privilégie des situations comiques construites autour de son personnage public, avec des représentations volontairement caricaturales et des péripéties sentimentales. Cette approche a notamment conduit Théo Ribeton à écarter la comparaison avec certaines comédies américaines centrées sur la vie de leur créateur. Dans son article du 8 octobre, le journaliste estime que la série repose davantage sur des procédés comiques conventionnels que sur une observation approfondie des comportements humains.
Pourquoi la critique de “Libération” pointe les limites de la série
Dans son analyse, Théo Ribeton reproche notamment à Paul, la série de ne pas exploiter pleinement les possibilités offertes par l’autofiction. Selon lui, le programme maintient son personnage dans une posture proche de celle que le public connaît déjà sur scène, sans prendre suffisamment de recul sur sa personnalité ni sur son métier. Les épisodes enchaînent ainsi les situations embarrassantes, les malentendus amoureux et les prestations scéniques qui tournent mal. Le critique relève également le recours à des publics caricaturaux et à des ressorts comiques prévisibles. À ses yeux, cette succession de scènes limite la portée du récit.
Le journaliste résume cette réserve en évoquant un “manque d’ambition irritant”. Il considère que la série passe à côté d’une occasion d’interroger la différence entre l’humoriste et le personnage qu’il présente au public. Une autre intrigue occupe néanmoins une place importante : le retour d’un ancien amour de lycée, désormais sur le point d’épouser un commercial. Cette histoire sentimentale entraîne le personnage dans une succession de rendez-vous maladroits et de tentatives pour déclarer ses sentiments.