Stéphane Plaza a été condamné ce vendredi 18 septembre en appel à 18 mois de prison avec sursis pour des violences physiques et psychologiques commises sur deux de ses anciennes compagnes. Une peine plus lourde que lors de sa première condamnation.
Ses avocats ont immédiatement annoncé leur intention de se pourvoir en cassation. Dans un communiqué, la défense de l’animateur dénonce une “motivation manifestement erronée et contradictoire”.
Une défense qui dénonce une décision “incompréhensible”
Selon les avocats de Stéphane Plaza, “l’ensemble des éléments prouvant son innocence a été balayé d’un revers de main”, alors même que le parquet général avait requis une peine bien plus légère. Ils vont plus loin, estimant que cette décision traduit “l’incapacité de l’institution judiciaire à douter des accusations portées contre des justiciables en matière de violences conjugales”.
De fait, la peine prononcée dépasse largement les réquisitions. Lors du procès en appel, qui s’était tenu en juin, le parquet général avait demandé six mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de deux ans, assortis de 12 000 euros d’amende et seulement pour des faits commis sur l’une des deux plaignantes. La cour a pourtant choisi de reconnaître Stéphane Plaza coupable des violences dénoncées par les deux femmes.
Des “déclarations précises et concordantes” selon la cour
Pour justifier sa décision, la présidente de la cour s’est appuyée sur un faisceau d’éléments : “Nous avons des déclarations précises, concordantes et, pour partie, corroborées. Nous avons des témoignages, des constatations médicales, des messages SMS…” Elle a également écarté toute hypothèse de mensonge de la part des victimes, affirmant qu'”aucun élément dans le dossier ne permet de penser que ces femmes ont une tendance à l’affabulation”.
À l’inverse, la cour a pointé le caractère “évolutif” et parfois “mensonger” des déclarations de l’animateur et agent immobilier au fil de la procédure. Elle a tenu à souligner qu’il avait été jugé “comme n’importe quel justiciable”, loin de tout traitement de faveur lié à sa notoriété. L’affaire n’est toutefois pas close : le pourvoi en cassation annoncé par la défense pourrait encore prolonger la procédure judiciaire.