Claude François Jr., le fils de Claude François, condamné à trois ans d’interdiction de gestion d’une entreprise

Coup dur pour Claude François Junior. Selon L’Informé, le fils du chanteur a été condamné par le tribunal des affaires économiques de Paris à trois ans d’interdiction de gérer une entreprise. La sanction tombe au pire moment : l’héritier veut racheter le Moulin de Dannemois, dans l’Essonne, ancienne demeure de son père aujourd’hui détenue par la famille Lescure.

L’affaire remonte à la liquidation en 2020, de Flèche productions. Cette société gérait une partie des droits liés à Claude François et produisait aussi des spectacles. Les juges reprochent plusieurs fautes de gestion à son dirigeant. Aucune comptabilité n’a été tenue lors de la dernière année d’activité, et la cessation de paiements a été déclarée trop tard, ce qui a alourdi le passif.

Une sanction moins lourde que celle requise

Le tribunal n’a toutefois pas retenu toutes les accusations portées contre lui. Il a écarté le grief de détournement de fonds à des fins personnelles, qu’il a jugé non démontré. La faillite personnelle réclamée par le parquet n’a pas non plus été prononcée. C’est une nuance de taille pour l’intéressé.

La mesure retenue reste lourde de conséquences. Pendant trois ans, Claude François Junior ne pourra ni diriger ni contrôler, directement ou indirectement, une entreprise commerciale ou artisanale. Cela fragilise son ambition de donner une nouvelle dimension à ce lieu de mémoire consacré à son père, avec notamment l’ajout d’un hôtel haut de gamme.

Un rachat encore loin d’être bouclé

Ces derniers mois, l’héritier affichait pourtant un bel optimisme. Auprès de Gala, il assurait que le rachat se trouvait “au stade de la promesse de vente”. Chez Paris Match, l’homme avançait ensuite un prix de 11 millions d’euros, auquel s’ajouteraient “au moins 4,5 millions de travaux”. Julien Lescure, fils des propriétaires actuels, nuance cette version. Selon lui, rien n’est signé : il n’existe qu’un accord verbal sur les contours du projet de cession et le financement reste à finaliser.

Par l’intermédiaire de son avocate, Claude François Junior affirme à L’Informé être “bien entouré pour mener le projet à bien“. Il estime que son rôle consiste avant tout à “porter et garantir la vision” du projet, sans forcément en assurer lui-même la gérance. Il envisage aussi de faire appel. De leur côté, les Lescure posent une condition claire : “Nous sommes vendeurs si et seulement si ce sont les enfants de Claude François qui l’acquièrent”. Pour eux, les héritiers restent les plus légitimes pour préserver la mémoire du chanteur.

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