Que dirait Pierre Ménès à Marie Portolano s’il la croisait aujourd’hui ? Rien du tout. Interrogé par notre journaliste Karim Sebbouh ce vendredi 9 octobre 2026, l’ancien consultant de Canal+ a de nouveau contesté la version de son ancienne collègue dans l’affaire de la jupe, qui remonte à 2016.
Dix ans plus tard, il réclame des preuves et l’accuse même d’avoir “fait son buzz avec ça”. Ces déclarations tombent à quelques semaines d’un double rendez-vous judiciaire, puisque Pierre Ménès doit comparaître le 16 novembre devant le tribunal de Nanterre mais reste présumé innocent jusqu’à preuve du contraire.
“Où sont les preuves ?”, Pierre Ménès met en doute le récit de Marie Portolano
Face à notre journaliste, Pierre Ménès n’a aucun message pour celle qui a été sa collègue sur le plateau du Canal Football Club. “Rien. Je n’ai rien à lui dire. Rien, vraiment rien”, lâche-t-il. Lorsque Karim Sebbouh lui demande s’il effacerait de son passé l’élément déclencheur de l’affaire, il réclame d’abord des précisions, jusqu’à ce que le mot tombe : la jupe.
“Mais où sont les preuves ? Maintenant, 10 ans après, je dis : Mais où sont les preuves ? Il n’y en a pas la queue d’une, 10 ans après. Donc j’ai des doutes“, affirme-t-il. Et l’ancien chroniqueur de pousser plus loin : “Parce qu’attention, elle a fait son buzz avec ça. C’est le fait d’arme de sa carrière”.
Une ligne de défense qu’il tenait déjà en décembre 2024, lorsqu’il assurait ne pas se souvenir de la scène et qu’aucun témoignage ne confirmait la version de la journaliste, rapportait Puremédias. “C’est un mensonge”, martelait-il alors, avant d’ajouter : “J’ai tout perdu avec cette histoire”. Marie Portolano, de son coté, a maintenu sa version lors de l’audience du 7 septembre dernier.
Le journaliste assure être passé à autre chose
Tout part de son documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, diffusé sur Canal+ en mars 2021. La journaliste y évoquait des faits qui remonteraient au 28 août 2016, sur le plateau du Canal Football Club. Pierre Ménès aurait alors soulevé sa robe hors caméras, devant le public, une séquence présumée coupée par la chaîne avant diffusion.
L’affaire se joue désormais devant la justice. Pierre Ménès a porté plainte pour diffamation contre la journaliste et les éditions Stock en juin 2024. L’audience s’est tenue le 7 septembre dernier à Paris, en son absence, et le jugement a été mis en délibéré au 4 novembre. Douze jours plus tard, c’est lui qui comparaîtra devant le tribunal de Nanterre, pour des faits de nature sexuelle datant de 2016.
Le consultant le reconnaît lui-même lorsque notre journaliste lui demande s’il y pense tous les jours. “Oh non, ça ne me ronge plus du tout. J’y pense un peu plus parce que j’ai la perspective du procès le 16 novembre, mais sinon, je suis passé à autre chose”, assure Pierre Ménès, avant de conclure : “Puis j’ai changé de cadre, j’ai changé de vie”.