Exclu Public : Ève Gilles, victime de cyberharcèlement, explique comment “les plus âgés” doivent être “rééduqués”

Sacrée Miss France en 2024, Ève Gilles a été confrontée à une vague de critiques et de cyberharcèlement après son élection.

Mais la jeune femme n’a pas été la seule touchée : ses proches ont eux aussi subi les conséquences de cette exposition médiatique.

Un sujet sur lequel elle est récemment revenue lors d’un entretien avec notre confrère Karim Sebbouh.

class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/DeXZWW5N-0G/?utm_source=ig_web_copy_link&psln=NTc4MTIwNjQ2YQ==" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px !important; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);" >

“Ce sont eux qui n’allaient pas bien”

Dans le documentaire La meute en réseau, Ève Gilles avait déjà évoqué la difficulté de voir sa famille affectée par les commentaires malveillants : “Il y a des moments où je me suis dit : ‘Je leur fais subir tout ça, mais moi, j’ai choisi, mais eux n’ont pas choisi cette aventure.’ Donc c’était un peu l’impression de leur faire subir. C’est dur par moments de pouvoir les savoir mal à cause de commentaires alors qu’ils sont très loin de cet univers“.

Elle avait également expliqué que ses proches avaient davantage souffert qu’elle-même de cette situation : “Ça a été beaucoup plus compliqué de voir mes proches mal plutôt que moi de recevoir ces critiques, puisque moi, au départ, avant Miss France, j’étais en pleine confiance en moi (…) Ils avaient l’impression que je le vivais mal parce que je ne leur en parlais pas, mais je ne leur en parlais pas parce que moi, ça allait. Mais après, en leur parlant, je me suis rendu compte que ce sont eux qui n’allaient pas bien.”

La situation était même allée jusqu’à des appels répétés à sa famille : “Au tout début de mon année Miss France, quelqu’un a appelé mes parents après m’avoir appelée, moi. Mais on n’a pas réussi à le retrouver. Il m’avait appelée, moi, et il m’avait insultée sur ma boîte vocale. Comme je ne répondais pas, il avait appelé ma mère sur son numéro, puis mon père sur son numéro, le numéro fixe de la famille. Ça avait été un peu loin. Il appelait régulièrement comme ça le soir.”

Le cyberharcèlement, un fléau difficile à combattre

Lors de son récent entretien avec Karim Sebbouh, Ève Gilles a de nouveau alerté sur l’ampleur du phénomène. Pour elle, le cyberharcèlement reste un problème majeur de société, amplifié par les réseaux sociaux.

“S’il y a encore un numéro d’écoute internationale c’est que le problème est persistant, qu’il existe et qu’il est difficile à régler. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, c’est de plus en plus dur de lutter contre ça. C’est un fléau et je pense que l’éducation ne doit pas passer que par les jeunes. Les plus âgés aujourd’hui sont aussi impliqués dans cette boucle infernale qui est le harcèlement et le cyberharcèlement. C’est dommage… C’est comme si on devait rééduquer les plus âgés et descendre petit à petit jusqu’au plus jeune“, a-t-elle expliqué.

La reine de beauté a enfin rappelé que les victimes ne sont pas démunies face à ces agissements.

Au-delà du soutien psychologique, des recours judiciaires existent pour signaler les faits et engager des démarches.

Un rappel important, alors que le cyberharcèlement continue de toucher de nombreuses personnes.

Leave a Comment