Depuis sa mise en ligne le 30 septembre 2026, le final “Goyo” de la saison 2 de Las Azules sur Apple TV+ affole les fans de séries criminelles. En huit épisodes, le polar mexicain a transformé un simple “tueur de flics” en révélateur des zones d’ombre de l’État, jusqu’à un dernier chapitre où tout s’entrecroise : secret de famille, crimes d’État et combat de quatre policières longtemps sous-estimées.
Ancrée dans le Mexico du début des années 70, la saison 2 suit María, interprétée par Bárbara Mori, désormais lieutenante à la tête de la première brigade féminine. Avec Valentina, Gabina et Ángeles, elle enquête sur le meurtre d’une activiste étudiante qui la mène du massacre de Tlatelolco de 1968 à l’attaque du groupe paramilitaire Los Halcones en 1971, sur fond de police minée par la corruption et la raison d’État.
Las Azules saison 2 : Goyo, le Verdugo que Bárbara Mori doit arrêter
Dans “Goyo”, les pièces du puzzle s’alignent enfin : l’homme discret que traquent María et son équipe est le Verdugo, ce tueur qui “apporte la justice à la porte de la police”, comme le résume Apple TV+ dans le synopsis de la saison. Ses victimes sont des agents liés aux massacres d’étudiants ou protégés par le système, que la justice n’a jamais vraiment inquiétés. En révélant Goyo comme artisan de cette vengeance méthodique, la série transforme son intrigue policière en face-à-face direct avec les crimes d’État restés impunis.
Les discussions en ligne se cristallisent autour de deux chocs du final. D’abord la révélation du rôle de l’épouse de Goyo, complice des injections fatales administrées aux policiers, alors même qu’elle subit ses violences. Beaucoup de spectateurs y voient un portrait glaçant de l’emprise et de la loyauté forcée dans un univers patriarcal.
Ensuite, le verdict réservé au chef Escobedo, compromis dans les ordres donnés lors des massacres de 1968 et 1971 : condamné, mais selon de nombreux commentaires avec une peine jugée trop légère au regard de l’ampleur des crimes. À l’inverse, la scène où les Azules obtiennent enfin un bureau à l’étage principal du commissariat est vécue comme une petite victoire historique, même si la série rappelle que l’institution qui les accueille reste profondément fissurée.
Bárbara Mori et les Azules : une fin de saison 2 tournée vers l’histoire
En choisissant de relier la croisade du Verdugo au massacre de Tlatelolco et à la tuerie de 1971, Las Azules refuse de fermer la porte sur le passé. Les showrunners, dont Fernando Rovzar, parlent d’une responsabilité historique et féministe : rappeler que les premières policières ont dû se battre dans un système qu’elles savaient déjà brisé.
Lorsque María, Valentina, Gabina et Ángeles accèdent enfin à un bureau à l’étage principal du commissariat, leurs progrès sont consacrés sans que les morts restées sans vraie justice soient effacées. Une façon de conclure la saison tout en laissant ouvertes d’autres histoires encore à raconter.