Lucie Bernardoni, 39 ans, ex-finaliste de la Star Academy, est jugée ce mardi par le tribunal correctionnel de Nanterre. La chanteuse répond de faits de violences volontaires par ascendant sur sa fille adolescente. Selon la loi, une condamnation peut aller jusqu’à des années de prison, une amende importante et des restrictions dans l’exercice de son rôle de mère.
L’affaire naît d’une plainte déposée le 29 novembre 2025 par son ex-compagnon Pedro Alves pour “violences volontaires par ascendant” sur leur enfant née en 2010. Face aux accusations, Lucie Bernardoni évoque un acharnement de son ex et assure : “Jamais je ne l’ai maltraitée“. “Je me battrai jusqu’au bout“, a-t-elle déclaré avant l’audience.
Violences sur sa fille : ce que disent le père et l’adolescente
Dans sa plainte, Pedro Alves dit avoir eu la garde exclusive depuis 2010 avant d’accepter une garde alternée en 2023. Il affirme qu’à partir de là, sa fille disposait de 2 500 € d’argent de poche par mois, de comptes taxi et livraisons pendant que sa mère travaillait à la télévision. Il évoque aussi des “faits de violences intolérables”, sans plus de détails.
L’adolescente a elle-même porté plainte et pris la parole sur Instagram le 10 mars 2026. Dans une story, elle écrit : “La vérité peut déranger, choquer, bousculer, mais pour celle qui la porte depuis bien trop longtemps, elle est surtout une libération. Merci à ceux qui disent : je te crois“.
Violences : ce que risque Lucie Bernardoni
Juridiquement, ce délit expose à des peines lourdes. D’après Service-public, quand les violences sont commises par un parent sur un mineur, la loi prévoit entre 3 et 10 ans de prison et de 45 000 à 150 000 € d’amende selon l’âge de la victime et la gravité des blessures, mesurée par l’incapacité totale de travail.
Ces peines sont des maxima : les juges apprécieront la gravité, la répétition éventuelle et le casier de Lucie Bernardoni. Dans des affaires de violences intrafamiliales, ils prononcent souvent de la prison avec sursis, parfois aménagée, et peuvent aussi relaxer si les preuves manquent. Ses avocats, cités par RTL, rappellent qu'”Elle conteste les faits qui lui sont reprochés et reste présumée innocente“.
Procès de Lucie Bernardoni à Nanterre : quelles suites possibles ?
Avant le procès, la chanteuse a déjà connu une étape marquante : début avril 2026, elle a passé près de 30 heures en garde à vue avant d’être présentée à un magistrat puis placée sous contrôle judiciaire. À Nanterre, l’audience doit suivre un schéma classique : rappel des faits, interrogatoire, éventuels témoins, réquisitions, plaidoiries, puis décision immédiate ou mise en délibéré.
En cas de condamnation, les sanctions ne se limiteraient pas à la prison ou à l’amende. Service-public cite le “retrait de l’autorité parentale” ou l'”interdiction de détenir ou de porter une arme” parmi les peines possibles, auxquelles peuvent s’ajouter interdictions de contact ou droits de visite encadrés. Le tribunal devra arbitrer en tenant compte de l’intérêt de l’adolescente et des éléments matériels du dossier.