Ségolène Royal ne mâche plus ses mots et enchaîne les règlements de comptes sur les plateaux de télévision comme sur le Web. Invitée dans l’émission diffusée sur la chaîne Le Média, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 s’en prend ouvertement au programme C à vous présenté par Anne-Elisabeth Lemoine.
Ségolène Royal affirme avoir été délibérément écartée du plateau de France 5 au profit de son rival politique Raphaël Glucksmann. Selon la femme politique, certains journalistes privilégieraient le député européen tout en lui fermant la porte du studio. Une prise de parole directe qui relance les tensions majeures au sein de la gauche.
Une éviction de l’émission C à vous ouvertement dénoncée
Ségolène Royal exprime sans détours son mécontentement face à une présence médiatique qu’elle juge anormalement restreinte sur les grandes chaînes. “J’ai eu France Info et c’est tout. J’ai été interdit sur C à vous le soir, chaque fois que je demandais on disait ah non non c’est interdit”, déclare l’ancienne ministre sur le plateau de l’émission web.
Elle accuse directement l’équipe de l’émission d’Anne-Elisabeth Lemoine d’accorder un traitement de faveur quotidien à son adversaire politique Raphaël Glucksmann. “C’est les mêmes qui ont été piégés pendant le repas avec Thomas Legrand… On pousse Raphaël non non ils le font”, affirme-t-elle pour dénoncer ce qu’elle perçoit comme un favoritisme médiatique assumé.
Ségolène Royal multiplie les charges contre son rival
Au-delà de ses reproches adressés aux journalistes, Ségolène Royal remet directement en cause la trajectoire et la légitimité de son rival à la primaire. Elle estime que malgré sa forte visibilité sur les antennes, le député européen n’a pas réussi à faire émerger un mouvement politique autonome durable dans le paysage national.
Ségolène Royal qualifie la démarche de son opposant d’agressive : “Il vient dans la primaire du PS en parlant de hold-up“, tout en critiquant les conditions d’accès au vote et les 15 € demandés aux sympathisants. Cette nouvelle prise de parole survient quelques jours seulement après des accusations d’utilisation d’un téléphone lors d’une confrontation télévisée en direct.