Qui aurait pu prédire en 2007 que le grand vainqueur de la 7e saison de la Star Academy allait un jour devenir le directeur du télé-crochet de TF1. Cette année-là, un jeune chanteur en herbe baptisé Quentin Mosimann est parvenu à convaincre les téléspectateurs de la première chaine qu’il était la nouvelle star de la chanson française. Ces derniers ont ainsi majoritairement voté pour lui lors de la finale, dans le but de l’aider à lancer sa carrière de chanteur. Une belle revanche pour lui après avoir échoué lors de l’étape du théâtre un an plus tôt dans le télé-crochet de M6 Nouvelle Star, remporté par Christophe Willem cette année-là.
Ayant rencontré le succès en tant que chanteur avec ses premiers albums, Mosimann est aujourd’hui principalement connu pour ses activités de DJ. C’est bien simple chacune de ses “Dream Track” cartonne sur les réseaux sociaux, faisant ainsi de lui l’un des musiciens les plus populaires chez le jeune public. Cherchant constamment à rajeunir leur audience, les producteurs de la Star Academy ont bien compris que le musicien serait un atout considérablement pour atteindre leur objectif cette saison. En effet, Mosimann va attirer à lui seul le jeune public devant TF1 cette année.
Star Academy : pour la première fois de l’histoire, un ancien vainqueur est devenu directeur
Mais selon moi, ce qui fait que le DJ était le meilleur candidat pour prendre la succession de Michaël Goldman vient du fait qu’il a déjà participé à la Star Academy en tant que candidat. Il connaît donc parfaitement le mythique château de Dammarie-les-Lys dans lequel il a séjourné durant de longs mois en 2007. Mosimann est le mieux placé pour comprendre les épreuves que vont traverser les futurs académiciens qui composeront la promotion 2026, étant donné qu’il les a lui-même déjà vécu. Ses conseils vont s’avérer extrêmement précieux pour les jeunes chanteurs en herbe qui aspirent à faire carrière sur scène.
Cependant, il ne devra pas tomber dans le piège qui pourrait lui être fatal : faire ami-ami avec les académiciens. Cela serait totalement contre-productif pour les candidats, mais aussi pour sa crédibilité en tant que directeur. Fort heureusement, les premières interviews du DJ dans lesquelles il évoque son futur rôle au sein du château de Dammarie-les-Lys m’ont beaucoup rassuré. “Je ne suis pas dur, jamais méchant. (…) Mais il ne faut pas arriver en retard aux cours. (…) Il ne faut pas me prendre pour un con“, a-t-il notamment déclaré au micro de Christophe Beaugrand sur M Radio.
Mosimann va redéfinir le rôle de directeur du télé-crochet de TF1 cette saison
“J’imagine mal un gars qui n’a pas envie de se réveiller ou d’aller au cours“, a également ajouté Mosimann. Ce qui prouve que le DJ ne prend pas son rôle de directeur de la Star Academy à la légère. C’est d’ailleurs au cours de ce même entretien avec Christophe Beaugrand que l’ancien vainqueur du télé-crochet de TF1 a fait une révélation qui m’a mis en joie. “Vous pourrez suivre ce que je suis en train de taffer“, a-t-il indiqué. Car oui, la production de la Star Academy a fait en sorte que Mosimann puisse continuer à produire ses propres musiques en parallèle de son travail au sein du programme.
Il s’agit là, à mon sens, d’un excellent calcul de la part des producteurs de la Star Academy. En effet, le DJ aurait été frustrée d’être uniquement cantonné à son rôle de directeur sans pouvoir toucher à ses platines durant les longs mois que dure l’émission. Lui permettre ainsi d’avancer en parallèle sur ses projets artistiques personnels ne l’obligera pas à freiner sa créativité. Ce qui va sans aucun doute rejaillir sur le programme. Tout le monde y gagne, que ce soit Mosimann lui-même, mais aussi la production, les académiciens, et bien sûr TF1.
Le successeur de Michaël Goldman a été coach dans la version belge de The Voice
Enfin, le choix de remplacer Michaël Goldman ne comporte que très peu de risque, car le DJ est rompu depuis déjà plusieurs années aux productions télévisées. Pour rappel, il a été l’un des coachs de la version belge de The Voice durant quelques saisons. Il a même présenté une émission musicale diffusée sur l’une des chaînes de la RTBF. Bref, Mosimann sera comme un poisson dans l’eau au sein du château de Dammarie-les-Lys. Il a aujourd’hui toutes les cartes en main pour marquer l’histoire du télé-crochet de TF1 de son empreinte, comme a pu le faire son prédécesseur durant ces quatre dernières années.
Mosimann pourrait par exemple dépasser son rôle de directeur en s’impliquant concrètement dans la production artistique des primes de la Star Academy, afin de leur donner une nouvelle dimension. Le DJ pourrait également imaginer avec l’ensemble du corps professoral une manière de dépoussiérer la façon des académiciens sont évalués chaque semaine. Mais aussi initier les candidats aux subtilités de la musique électronique qui, malgré sa démocratisation, reste encore le parent pauvre du programme des différents enseignements dispensés au sein du château de Dammarie-les-Lys.