Josée Dayan n’a jamais eu la langue dans sa poche, et à 82 ans, elle ne compte visiblement pas commencer. Interrogée dans le Buzz TV du Figaro ce mercredi 16 septembre 2026 par Damien Canivez, la réalisatrice a été invitée à revenir sur ses plus mauvais souvenirs de tournage.
Sa réponse n’a laissé planer aucun doute. Un seul nom est sorti, sans fard ni pincettes : celui de Rupert Everett, star internationale qu’elle avait pourtant elle-même choisie pour incarner Valmont dans Les Liaisons dangereuses en 2003. Vingt-trois ans plus tard, la rancune semble intacte.
«Il est détestable» : L'avis cash de la réalisatrice Josée Dayan au sujet de Rupert Everett, qu'elle a dirigé dans "Les Liaisons dangereuses". #BuzzTV pic.twitter.com/uPlZ3rXYhB
— TV Magazine (@TVMAG) September 16, 2026
L’acteur “détestable” qui a marqué Josée Dayan
“Le seul acteur avec qui ça a été vraiment extrêmement désagréable pour moi, c’est Rupert Everett. On a tourné Les Liaisons dangereuses”, lâche Josée Dayan sans trembler. Quand le journaliste lui demande d’expliquer les raisons de cette animosité, la réponse est aussi limpide que franche : “Parce qu’il est détestable. Tout simplement.” Devant l’insistance de son interlocuteur, qui tente de nuancer en évoquant un simple “problème de feeling humain”, la cinéaste campe sur ses positions : “Oui, après, il est quand même détestable.” De quoi clouer le bec à n’importe qui, sauf peut-être à Damien Canivez, qui pousse le bouchon un cran plus loin en lui demandant si un acteur détestable peut malgré tout être un bon acteur : “Il peut être bon acteur et détestable, non ? Quelqu’un de détestable n’est pas bon acteur.” Mais son invitée n’a toutefois pas changé d’avis.
Josée Dayan finit tout de même par nuancer, à sa manière. Si elle reconnaît avoir elle-même choisi Rupert Everett pour incarner le vicomte de Valmont, “l’arrogance et la morgue” du comédien britannique semblaient parfaites pour le rôle. Le hic ? “A la fin, il n’avait pas la vulnérabilité. Il avait juste l’arrogance et la morgue“. “C’est déjà pas mal pour un seul homme”, a-t-il finalement conclu pour résumer la qualité et le défaut de l’acteur.
Une adaptation cinq étoiles malgré tout
Malgré ce différend, difficile de nier le succès de cette adaptation moderne du roman de Choderlos de Laclos, diffusée sur TF1 en 2003 et transposée dans le Paris chic des années 1960. Autour de Rupert Everett, Josée Dayan avait réuni un casting quatre étoiles : Catherine Deneuve dans la peau de la machiavélique marquise de Merteuil, Nastassja Kinski en madame de Tourvel, ou encore la jeune Leelee Sobieski et la légendaire Danielle Darrieux. Un téléfilm événement, resté dans les mémoires malgré les tensions en coulisses.
Habituée aux distributions prestigieuses, la réalisatrice a construit sa carrière sur des projets très ambitieux, du Comte de Monte-Cristo aux Misérables, en passant par Raspoutine, avec Gérard Depardieu en fil rouge. Autant dire que Josée Dayan sait de quoi elle parle quand il s’agit de gérer des egos sur un plateau. Reste à savoir si Rupert Everett, de son côté, aurait un mot aussi tendre pour sa metteuse en scène.