Johnny Hallyday accusé de viol par une hôtesse, en 2005 : comment s’est terminée l’histoire ?

Le 21 septembre 1961, Johnny Hallyday, alors âgé de 18 ans à peine, faisait salle comble à l’Olympia de Paris. Et ce, pour son second grand concert parisien.

Un triomphe fondateur, qui allait lancer durablement la carrière du futur « idole des jeunes », devenu au fil des décennies l’une des personnalités les plus populaires du pays. Soixante-cinq ans plus tard, cet anniversaire replonge dans l’immense légende de l’artiste.

Mais sa carrière hors norme n’a pas été exempte de zones d’ombre. Parmi lesquelles une affaire judiciaire longtemps restée méconnue. Une accusation de viol, portée contre lui en 2002 par une ancienne hôtesse. Une procédure qui a duré près de cinq ans, avant de connaître un dénouement retentissant.

2001-2002 : une accusation qui éclate au grand jour

Tout commence dans la nuit du 28 au 29 avril 2001, à bord d’un yacht amarré à Cannes. Marie-Christine Vo, alors âgée de 37 ans, travaillait comme hôtesse pour le chanteur. Un an plus tard, en avril 2002, elle dépose une plainte pour viol. Et d’affirmer avoir été agressée sexuellement par son ex-employeur cette nuit-là.

Le parquet de Nice ouvre une information judiciaire le 3 mars 2003, pour « viol, menaces sous conditions et appels téléphoniques malveillants ». L’enquête, confiée au juge d’instruction Philippe Dorcet, s’annonce longue et délicate. Et pour cause, l’affaire implique une personnalité aussi médiatisée que Johnny Hallyday.

Fait déterminant dans le déroulement de la procédure : jamais le chanteur n’est mis en examen. Il est entendu à plusieurs reprises par la justice niçoise. Et ce, uniquement en tant que témoin assisté, un statut intermédiaire qui ne vaut pas mise en cause formelle. Son épouse de l’époque, Laeticia Hallyday, est elle aussi entendue au cours de l’instruction.

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Cinq ans de procédure, jusqu’au non-lieu

Pendant près de quarante-cinq mois, l’affaire s’enlise dans les méandres judiciaires, sans qu’aucune charge sérieuse ne vienne étayer les accusations de Marie-Christine Vo. Le procureur Éric de Montgolfier finit par estimer, début janvier 2006, qu’il n’y a « pas matière à poursuite » contre le chanteur.

Le 17 janvier 2006, suivant ces réquisitions, le juge Philippe Dorcet prononce un non-lieu en faveur de Johnny Hallyday. Une décision accueillie avec un immense soulagement par son avocat, Me Gilles Portejoie. Il déclare alors : « C’est un vrai soulagement », tout en se félicitant de la rapidité de la décision. Le chanteur, absent de France ce jour-là, se trouvait alors à Turin.

Marie-Christine Vo fait appel de cette décision, mais la chambre d’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme le non-lieu, le 14 avril 2006. Pour son avocat, cette confirmation marque « la fin définitive d’un cauchemar qui dure depuis quatre ans ». Une formule qui résume l’épreuve traversée par l’artiste durant cette longue procédure, jamais officiellement mis en cause mais durablement exposé médiatiquement.

Une accusatrice condamnée, une possible machination

L’affaire ne s’arrête pourtant pas là. Fin 2004 déjà, une seconde procédure est ouverte. Marie-Christine Vo est mise en examen pour faux et usage de faux, après avoir reconnu avoir produit des certificats médicaux antidatés pour appuyer sa plainte initiale. Un élément qui fragilise considérablement sa version des faits.

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Le 12 janvier 2007, le tribunal correctionnel de Nice la condamne à six mois de prison avec sursis pour cette falsification. Le médecin et le radiologue ayant fourni ces documents écopent respectivement de quatre mois avec sursis et de 4 000 euros d’amende. Marie-Christine Vo est en revanche blanchie de l’accusation de dénonciation calomnieuse, portée contre elle par le chanteur.

L’épisode le plus troublant survient en 2005, lorsqu’un détective privé belge, André Rogge, livre à la justice un témoignage surprise. Selon lui, Marie-Christine Vo et son compagnon Dominique Roméo lui auraient proposé, début 2001, de participer à une extorsion de fonds visant Johnny Hallyday, envisageant notamment « de fausses accusations de viol » parmi les méthodes possibles pour faire chanter l’artiste.

Désigné par Rogge comme le principal instigateur de cette machination, Dominique Roméo conteste fermement cette version et porte plainte à son tour, en mai 2007, pour dénonciation calomnieuse et témoignage mensonger. Le procès se tient en octobre 2009 devant le tribunal correctionnel de Nice. Jusqu’au bout, Johnny Hallyday n’aura jamais été formellement mis en cause dans cette affaire aux multiples rebondissements. D’ailleurs, l’issue confirme, cinq ans après les faits, l’absence totale de charges à son encontre.

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