Dans Hitchcock et Mary Rose, actuellement à l’affiche du Théâtre de l’Œuvre, Mélanie Page incarne Tippi Hedren, l’actrice révélée par Alfred Hitchcock dont le parcours a été profondément marqué par sa relation avec le réalisateur.
À travers cette pièce, la comédienne met en lumière l’histoire d’une femme qui a refusé de se soumettre aux avances et aux comportements déplacés d’un homme alors tout-puissant dans le cinéma, au prix de lourdes conséquences sur sa carrière.
Un récit qui fait écho à l’engagement de Mélanie Page dans la lutte contre les violences sexuelles et qui résonne particulièrement avec l’ère #MeToo.
Le souvenir douloureux de Mélanie Page sur ses débuts dans le mannequinat
Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, la comédienne a également accepté de revenir sur une autre période de sa vie : ses débuts dans le mannequinat. Une expérience qu’elle a partagée avec Laetitia Casta, avec qui elle a commencé dans la même agence.
Mais derrière les castings et les séances photo, Mélanie Page garde le souvenir d’un milieu dans lequel elle dit avoir eu le sentiment d’être réduite à son apparence.
“À cette époque-là, on était des objets. Il n’y avait rien derrière l’enveloppe“, confie-t-elle. Elle se souvient notamment de castings où les mannequins étaient évoqués “comme si on n’était pas là“. Une expérience qu’elle résume comme “une façon de nier la personne“.
Nagui face à la question du féminisme
Au cours de cet entretien, Mélanie Page s’est également exprimée sur la place qu’occupe son mari, Nagui, dans son parcours professionnel. Régulièrement présentée comme la “femme de”, la comédienne a longuement évoqué le rapport de l’animateur aux questions liées à l’égalité entre les femmes et les hommes.
“Il n’est pas féministe ! Je ne dirai pas ça comme ça !“, a-t-elle révélé avant d’ajouter : “En revanche, il entend ce que je dis et il est d’accord. Mais ça ne vient pas de lui. Il y a des hommes qui font le chemin et lui, il le fait avec moi. Ça, c’est bien ! Mais il était dans la société dans laquelle il vivait en tant qu’homme, en fait“.
Selon elle, cette prise de conscience dépasse d’ailleurs le cas de son mari puisque les hommes ont longtemps bénéficié de privilèges inscrits dans les normes sociales, sans toujours en avoir pleinement conscience.