“Ça me met mal à l’aise” : David Pujadas réagit aux attaques contre Sonia Mabrouk après ses débuts mouvementés sur BFMTV

Des débuts difficiles. Sonia Mabrouk n’a pas été ménagée par ses confrères suite à son arrivée sur BFMTV. Mais pas que. Les syndicats lui ont reproché de favoriser la droite quand La France Insoumise (LFI) a décidé de boycotter ouvertement ses émissions. Interrogé sur ce sujet épineux dans Puremédias l’hebdo sur T18 ce dimanche 27 septembre 2026, David Pujadas a exprimé son estime et son respect pour la journaliste.

“Je connais Sonia Mabrouk. On a failli travailler ensemble. On avait failli l’embaucher pour Des paroles et des actes. Ça s’était joué à peu de choses”, a-t-il d’abord révélé. Et de poursuivre : “C’est une bonne journaliste. Elle est passionnée par ce qu’elle fait. Elle travaille, donc elle a tout mon respect. Est-ce qu’elle fait des émissions trop à droite ou à gauche ? Encore une fois, je ne peux pas le savoir, mais ça me met un peu mal à l’aise quand même quand on raisonne en ces termes-là, a priori”. L’ex-présentateur du JT de France 2 n’est pas le seul à se ranger aux côtés de l’animatrice de 100% Mabrouk.

Sonia Mabrouk : qui d’autre soutien la journaliste ?

Chez LFI, la nomination de Sonia Mabrouk sur BFMTV ne passe pas. Le parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon dénonce “une dérive de plus en plus manifeste de la ligne éditoriale de BFMTV vers l’extrême droite”. En réaction à cette déclaration de guerre, la chaîne dans le collimateur du leader insoumis objecte par communiqué “reste libre de sa programmation et de sa ligne éditoriale et ne saurait en aucun cas se voir dicter des conditions”.

Le texte a relayé par plusieurs visages de la chaîne en soutien à l’ancienne salariée de CNews, à l’instar d’Olivier Truchot mais aussi d’Alain Marshall et d’Apolline de Malherbe. Maxime Switek a lui aussi pris fait et cause pour sa consoeur sur le plateau de C à vous, balançant sans prendre de gants à Mohamed Bouhafsi : “À un moment donné, foutez-lui la paix !”. Un gros coup de gueule qui dénote une certaine lassitude.

Sonia Mabrouk : ce soutien qui embarrasse la journaliste

Si elle apprécie le soutien de diverses personnalités, la rivale de Christine Kelly a fait la grimace quand Robert Ménard a fait de même sur le plateau de 100% Mabrouk, le dimanche 13 septembre dernier. “Sonia, est-ce que je peux dire un mot ? Je n’ai pas l’habitude de vous interrompre. J’ai été le patron de Reporters sans frontières pendant plus de 20 ans. Pendant plus de 20 ans, je me suis battu pour un truc qui s’appelle la défense du pluralisme. C’est-à-dire le fait que la démocratie ça voulait dire qu’on n’a pas les mêmes idées mais on arrive à se parler. Aucun n’a l’idée saugrenue de se dire : ‘Je ne veux pas de ce journaliste, je ne parlerai pas avec Sonia Mabrouk’. Mais je pense que si je suis là, c’est que vous pensez la même chose de moi“, a martelé le maire de Béziers.

Ce monologue ininterrompu a mis la journaliste dans l’embarras. “Je ne peux pas être juge et partie ce soir, sur ce plateau”, a-t-elle rappelé. Et Robert Ménard de préciser : “Je ne vous demande pas d’être juge et partie, je vous demande juste de me laisser finir sur ça. Je le dis avec force, je suis consterné que des gens qui font ce métier… Que je sois obligé de dire dans mon pays qu’on ne porte pas de jugement sur tel ou tel, on lui donne le droit de s’exprimer“. Un malaise palpable…

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