Caroline Roux (C dans l’air) : pourquoi elle a longtemps détesté la Normandie avant d’y trouver son havre de paix

Sous le ciel changeant de Blonville-sur-Mer, loin des studios parisiens, Caroline Roux marche souvent seule sur le sable. Ici, la star de C dans l’air laisse derrière elle les débats enflammés, les chiffres et la pression de l’actualité.

Journaliste politique phare de France Télévisions, 53 ans, elle enchaîne les directs et les sollicitations. Pour tenir ce rythme, elle s’accroche à trois fils rouges qui la rendent heureuse : “la famille, le travail et la nature”. Comment cette amoureuse des Alpes a-t-elle fini par ancrer ce besoin de nature en Normandie, une région qu’elle avait longtemps détestée ?

Entre C dans l’air et la mer marron : pourquoi Caroline Roux rejetait la Normandie

Longtemps, la Normandie n’a représenté pour elle qu’un ciel gris et une mer peu engageante. “J’ai dit du mal de la Normandie durant des années : comment les gens pouvaient-ils apprécier ce coin où il fait mauvais et où la mer est marron ?“, se souvient Caroline Roux dans Paris Match. Elle riait de ceux qui juraient par la Côte Fleurie et préférait rêver de sommets enneigés.

Cette “montagnarde“, qui a grandi avec le ski et les Alpes en ligne de mire, imaginait son refuge loin des falaises normandes. Sa vie parisienne, rythmée par C dans l’air sur France 5 et les grandes soirées politiques, ne la poussait pas non plus à regarder vers l’ouest. Pendant des années, la région est restée pour elle un repoussoir assumé.

De la critique au coup de cœur : la Normandie devient le havre de paix de Caroline Roux

Et puis le regard a changé. À force d’escapades, la Côte Fleurie a fini par l’apprivoiser. Caroline Roux parle aujourd’hui d’un “véritable coup de cœur“. “J’y ai maintenant une maison, où l’on reçoit nos amis“, poursuit la journaliste. Cette maison, son “cocon normand” à Blonville-sur-Mer, est devenue le contrechamp total de sa vie parisienne.

Là-bas, elle savoure chaque nuance du climat qu’elle critiquait. “J’aime la Normandie quand il y a des tempêtes, quand le soleil est là, quand il fait froid“. Surtout, ce bord de mer a une vertu immédiate : “À peine ai-je mis un pied sur la plage que je me déconnecte de tout“. Téléphone posé, réseaux sociaux oubliés, le tumulte de l’actualité se coupe net.

Ce refuge compte aussi pour sa vie de couple avec Laurent Solly et pour leur tribu recomposée. Entre deux émissions, la journaliste file sur l’autoroute, retrouvant ce lieu où l’on dîne avec des amis, où les enfants respirent loin de Paris, où le temps semble enfin ralentir.

En Normandie, plages, huîtres et pain de campagne : les rituels de Caroline Roux

Avec les années, la relation s’est encore approfondie. “J’aime toutes les Normandie : la verte avec des barrières blanches, les grandes balades sur la plage, les huîtres au marché aux poissons de Trouville…“, confiait-elle déjà en 2012. La journaliste a même gardé de son père le goût des fruits de mer achetés sur les quais de Trouville-sur-Mer.

Autre rituel incontournable, à quelques kilomètres de là : la boulangerie La Parisienne, à Deauville. Elle y passe prendre un gros pain de campagne, qu’elle partage ensuite dans sa maison de Blonville, à quelques pas de la plage. Simples, ces gestes construisent sa vraie déconnexion.

Aujourd’hui, Caroline Roux aime rappeler que ce coin de Normandie répond à son besoin de nature autant qu’à son envie de se protéger du bruit médiatique. Elle continue de se dire “montagnarde” et imagine un jour se poser en altitude, mais ses week-ends normands restent le centre silencieux de sa vie exposée.

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