À la sortie de ses mémoires Swan Song: Diana, My Sister, Charles Spencer s’est retrouvé contraint de corriger un passage visant Piers Morgan. Le frère de la princesse Diana, oncle des princes William et Harry, admet une erreur factuelle au sujet du journaliste, alors que ce dernier menace un procès pour diffamation.
Au cœur de la polémique, un passage où le comte raconte avoir appelé Morgan en 1997 pour lui dire qu’il n’était pas le bienvenu aux funérailles de Diana, décrivant un interlocuteur agressif et agacé. Il accuse aussi, à tort, l’animateur d’avoir dirigé le Daily Mirror lors de la publication, en 1993, de photos volées de Diana prises en salle de sport.
Une erreur factuelle qui rattrape Charles Spencer
En réalité, ces clichés pris dans une salle de sport ont été publiés par le Sunday Mirror le 7 novembre 1993, alors que Morgan ne rejoindra le Daily Mirror qu’en octobre 1995. Le communiqué de Spencer rectifie ainsi : “Les photos ont été publiées par le Sunday Mirror le 7 novembre 1993. M. Morgan a précisé qu’il n’avait rejoint le Daily Mirror qu’en octobre 1995.“
Sur ABC News, le comte a reconnu son erreur : “Je me suis trompé de date ; un communiqué a donc été publié en mon nom pour expliquer ce que j’ai fait, et je présente mes excuses” , a expliqué Charles Spencer. Il assure qu’il ne retirera pas le livre des rayons, mais que les réimpressions et les versions numériques seront mises à jour.
Piers Morgan refuse de tourner la page
Sur X, l’ancien rédacteur n’a pas clos le dossier. “Earl Spencer m’a présenté ses excuses pour les mensonges diffamatoires publiés dans son nouveau livre, ‘Swan Song’, paru aujourd’hui. Mais j’ai engagé une action en justice contre lui et son éditeur, Penguin, afin d’obtenir le retrait de ces mensonges et le versement de dommages-intérêts au King’s Trust“, écrit Piers Morgan, qui dénonce également des “inexactitudes inventées de toutes pièces” et des “exemples de mensonges éhontés“.
Un échange téléphonique datant de 1997 alimente également ce bras de fer. Spencer affirme que Morgan s’était montré “bourru et agacé” lorsqu’il l’a appelé pour lui dire qu’il n’était pas le bienvenu aux funérailles de Diana. Morgan assure au contraire avoir été respectueux envers la famille, avant de lancer : “Si le comte Spencer peut se tromper de manière aussi incroyable et diffamatoire sur des faits élémentaires me concernant, pourquoi devrions-nous croire quoi que ce soit d’autre de ce qu’il écrit dans ce livre ?“
Crédibilité de l’”historien” Spencer et bataille autour de Diana
Les souvenirs de Spencer font grincer des dents au sein de Buckingham Palace, le livre affirmant qu’au lendemain du drame, le roiCharles III lui aurait confié que Diana serait oubliée. Le palais a répliqué par un texte rare, estimant que “the pain of fraternal grief can cloud reason, affect judgment and color memory in ways others do not recognize, even many years after such a loss”, sans commenter directement l’anecdote.
Interrogé par PEOPLE sur la controverse, Spencer se présente d’abord comme historien : “En tant qu’historien, l’une de mes missions consiste à exposer les faits, et c’est exactement ce que je fais.” Pour lui, le récit de Diana et sa version des faits doivent malgré tout rester.