Officiellement candidat à l’élection présidentielle, le maire de Cannes David Lisnard serait, selon les internautes, le prochain président de la République. Pourtant, les sondages ne semblent pas confirmer cet engouement. Depuis plusieurs semaines, les soutiens de David Lisnard multiplient les publications pour défendre leur candidat. Leur message ? Une dynamique serait en train de naître, mais les médias traditionnels n’en parleraient pas suffisamment.
Pour accompagner cette mobilisation, un hashtag revient régulièrement : #ilsepassequelquechose. À force d’être utilisé, il est devenu un véritable mème. Certains internautes s’en servent désormais pour se moquer de l’enthousiasme des partisans du maire de Cannes et souligner le décalage entre leur ferveur et les résultats des sondages.
Une popularité amplifiée par les algorithmes ?
Pour justifier leur optimisme, certains évoquent également Polymarket, une plateforme de marchés prédictifs sur laquelle David Lisnard afficherait une cote élevée, derrière Marine Le Pen et Édouard Philippe. Attention toutefois : ces probabilités ne correspondent pas à des intentions de vote mesurées auprès d’un échantillon représentatif de la population.
Cet emballement illustre un phénomène bien connu sur les réseaux sociaux : les bulles informationnelles. Les algorithmes proposent aux utilisateurs des contenus adaptés à leurs centres d’intérêt et à leurs interactions. Résultat, les internautes peuvent progressivement se retrouver entourés de publications qui confortent leurs opinions. Les soutiens de David Lisnard peuvent ainsi avoir l’impression que leur candidat rassemble un large public, alors que cette visibilité ne reflète pas forcément l’opinion générale.
Des chiffres bien différents dans les sondages
Car les derniers chiffres invitent à la prudence. L’époux de Jacqueline Pozzi ne recueillerait que 3 % d’intentions de vote dans les derniers sondages évoqués. Un résultat bien loin de l’enthousiasme affiché par ses partisans. Dans le dernier baromètre publié par La Tribune Dimanche, le maire de Cannes obtient toutefois 16 % d’opinions favorables. Deux indicateurs à ne pas confondre : apprécier une personnalité politique ne signifie pas nécessairement vouloir voter pour elle.