Emilie Tran Nguyen issue d’un milieu modeste : son passé de boursière a laissé des traces, cette habitude “naturelle” pour enfants qui ne l’était pas pour elle

À 41 ans, Émilie Tran Nguyen a tout pour elle. Visage bien connu des téléspectateurs de France Télévisions, la journaliste mène une carrière tambour battant tout en profitant d’une vie de famille bien remplie. Côté cœur, elle partage son quotidien avec Maxime Darquier, journaliste également de France Télévisions, avec qui elle a eu deux enfants : Ava, née en 2019, et Pio, venu au monde en 2022. Mais malgré cette réussite professionnelle et le cadre privilégié dans lequel grandit sa tribu, la présentatrice n’a rien oublié de ses origines populaires. Invitée au micro de Salomé Berlioux dans le podcast The Good Mum, elle est revenue sur son enfance modeste et le décalage frappant qu’elle ressent au quotidien par rapport à ses enfants.

Pour “en arriver là”, Émilie Tran Nguyen a “mangé la terre”

Aujourd’hui cadre supérieure, Émilie Tran Nguyen sait pertinemment que ses bambins ne manquent de rien. Pourtant, pour la journaliste, le chemin vers les plateaux de télévision a été particulièrement long et semé d’embûches. Boursière au dernier échelon durant ses études, la jeune femme a dû retrousser ses manches très tôt pour financer son quotidien et bâtir sa carrière. “Moi pour en arriver là, je me suis battue. J’ai mangé la terre, j’ai été boursière, j’ai travaillé depuis l’âge de mes 15 ans. Les week-ends, je les passais chez Bata pour vendre des chaussures pour pouvoir avoir mon petit pécule“, a-t-elle confié dans le podcast.

Habillée à l’époque par les enseignes de grande surface, elle constate aujourd’hui le gouffre qui existe avec son foyer actuel, où ses petits portent déjà des chaussures de marque. Une différence de standing qui se vérifie jusque dans les sorties les plus simples de la vie de tous les jours. “Aller au restaurant pour mes enfants, c’est naturel. Aller au restaurant pour moi, c’était un événement“, explique-t-elle en effet, soulignant à quel point certaines habitudes familiales aujourd’hui banales restaient totalement exceptionnelles dans sa propre jeunesse.

La peur de ne pas leur transmettre “la rage de réussir”

Cette prise de conscience renvoie la journaliste à l’histoire de sa propre famille. Entre un grand-père ayant quitté l’Algérie pour manier le marteau-piqueur et les efforts constants fournis par sa mère, la culture du mérite a toujours servi de boussole à Émilie Tran Nguyen. Mais face au confort dans lequel évoluent Ava et Pio, la mère de famille ne peut s’empêcher de nourrir une vraie inquiétude pour leur avenir. “Est-ce que mes enfants vont avoir cette rage de réussir et comment je vais leur transmettre ce moteur-là ?”, s’interroge-t-elle avec lucidité.

Pour éviter que ses enfants ne se déconnectent de la réalité du terrain, le couple de journalistes s’efforce de conserver une organisation simple, à l’écart des paillettes. Déjà engagée par le passé sur ces questions de méritocratie, que ce soit dans le documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste ou lors de son passage sur le plateau de Quotidien, Émilie Tran Nguyen prouve une fois de plus que son histoire personnelle reste son guide principal pour élever ses enfants.

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