Lucie Bernardoni accusée de violences sur sa fille Lily : pourquoi son audience à Nanterre a été reportée

Attendue ce mardi 29 septembre 2026 au tribunal correctionnel de Nanterre pour des faits présumés de violences sur sa fille Lily, la chanteuse Lucie Bernardoni n’a finalement pas été jugée. L’audience, ouverte quelques minutes seulement, a été renvoyée à une date au printemps 2027 en raison d’un mouvement de grève des greffiers, laissant l’affaire en suspens.

Poursuivie pour violences volontaires par ascendant après des plaintes de son ex-compagnon Pedro Alves et de sa fille, l’artiste conteste fermement les faits. “Je n’ai jamais maltraité ma fille“, a assuré Lucie Bernardoni dans Le Parisien. “Mais aujourd’hui, je dois me protéger et protéger ma fille. Je ne peux plus laisser des mensonges circuler“, a-t-elle ajouté, en dénonçant un conflit ancien.

Procès de Lucie Bernardoni : une audience renvoyée au printemps 2027

Le jour de sa comparution à Nanterre, la prévenue s’est bien présentée au palais de justice, mais le dossier n’a pas été examiné. Faute de personnel pour consigner les débats, les magistrats ont reporté l’affaire à une audience ultérieure, sans modifier les obligations imposées à la chanteuse.

À la barre, la chanteuse a aussi tenté de rouvrir le dialogue familial. “Je souhaiterais une thérapie familiale et reprendre contact avec ma fille“, a-t-elle déclaré, selon Le Parisien. Face à elle, l’adolescente de 16 ans a répondu qu’elle “ne souhaite pas de thérapie familiale, ni renouer le lien avec (sa) mère“, d’après Midi Libre, souhaitant maintenir la coupure.

Accusations de violences sur Lily : un long conflit entre Lucie Bernardoni et Pedro Alves

Lily est née de la relation entre Lucie Bernardoni et Pedro Alves. Elle a été confiée à la garde exclusive de son père dès ses sept mois, avant qu’une garde partagée ne soit décidée en 2023. Le 29 novembre 2025, Pedro Alves a porté plainte pour des violences qu’il impute à la mère. Début 2026, Lily a déposé une plainte puis est retournée vivre chez lui.

Lucie Bernardoni parle d’un “engrenage de mensonges” et de “violences psychologiques” qu’elle attribue à son ex-compagnon, tout en niant toute violence physique sur sa fille. Lily évoque à l’inverse des pressions maternelles. L’avocate de la chanteuse, Me Lasek, a répliqué : “Je ne sais pas de quelles pressions mon confrère (Me Koubi) fait état, tout a été coupé par ma cliente“, selon Midi Libre.

Report d’audience et grève des greffiers : quelles suites pour Lucie Bernardoni ?

Dans ce dossier, la qualification de violences volontaires par ascendant vise des violences présumées d’un parent sur son enfant mineur. L’affaire de Lucie Bernardoni se heurte aussi aux tensions qui secouent le tribunal judiciaire de Nanterre. L’avocat Maître Hassan Kohen rappelle que “Le mouvement des greffiers du tribunal judiciaire de Nanterre, commencé le 1er septembre 2026, a conduit au renvoi des procès inscrits aux audiences correctionnelles“, une grève des greffiers qui touche de nombreux dossiers.

Ce report prolonge l’attente des parties, sans préjuger de l’issue. D’ici au procès du début d’avril 2027, Lucie Bernardoni devra respecter les obligations de son contrôle judiciaire, tandis que le dossier peut encore être complété. Le jour venu, le tribunal correctionnel de Nanterre pourra prononcer une relaxe ou une condamnation selon les débats. La chanteuse reste présumée innocente et la protection de Lily, mineure, demeure au centre de l’affaire.

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