Monstre, L’Histoire de Lizzie Borden (Netflix) : la fin de la série expliquée

Le final de Monstre : L’Histoire de Lizzie Borden, mis en ligne le 17 septembre 2026 sur Netflix, a laissé des abonnés interdits. Entre meurtre à la hache, procès sous tension et apparition d’Aileen Wuornos, la saison 4 de l’anthologie de Ryan Murphy et Ian Brennan s’achève sur une vision surnaturelle.

Derrière ce choc, la série rejoue l’affaire réelle de Lizzie Borden, Américaine accusée en 1892 d’avoir tué son père Andrew et sa belle-mère Abby à Fall River, dans le Massachusetts. Mais que signifie cette fin, et jusqu’où la fiction s’éloigne-t-elle de l’histoire ? Attention, spoilers sur la fin expliquée de Monstre : L’Histoire de Lizzie Borden.

Lizzie Borden et Maggie, le pacte sanglant révélé par Monstre sur Netflix

Dans la série, le doute n’est plus permis : Lizzie et Bridget “Maggie” Sullivan sont bien les meurtrières. Lizzie abat Abby à la hache, Maggie frappe Andrew, puis elles brûlent leurs vêtements ensanglantés et se fabriquent un alibi.

Le procès de juin 1893 à New Bedford reprend l’histoire : malgré les soupçons, aucune preuve matérielle ne permet de condamner Lizzie. Emma Borden témoigne pour sa sœur, le jury l’acquitte et les deux héritent de la fortune familiale avant d’emménager dans la villa Maplecroft, où Lizzie se fait appeler Lizbeth. La fracture est consommée quand Emma, épuisée par les rumeurs, quitte la maison en lançant : “J’espère que sur ton lit de mort tu avoueras.”

À Maplecroft, Lizzie Borden paie cher sa liberté dans Monstre

À Fall River, la victoire au tribunal n’efface rien. Dans Monstre : L’Histoire de Lizzie Borden, les enfants chantent toujours la comptine qui la désigne comme tueuse et Lizbeth vit recluse. Exilée un temps dans le Montana, Maggie manque de tuer son mari à la hache avant de revenir vivre auprès d’elle ; la série en fait un couple fusionnel.

Les deux femmes se jettent dans le combat pour le droit de vote, organisent des réunions chez elles et célèbrent la victoire du mouvement suffragiste comme une revanche. La scène la plus troublante montre Lizzie seule en prière, reconnaissant ses crimes devant Dieu et implorant sa grâce. Cette confession, qui lui offre une rédemption spirituelle, est une pure invention : dans la réalité, Lizzie a été acquittée mais l’affaire n’a jamais été élucidée, et elle est morte en 1927 d’une pneumonie, à 66 ans, sans avoir avoué.

De Lizzie Borden à Aileen Wuornos, la fin de Monstre brouille la frontière des monstres

La fin de la saison bascule ensuite vers Aileen Wuornos, incarnée par Sarah Paulson, plusieurs décennies plus tard. Fascinée par Lizzie, Aileen visite l’ancienne maison Borden avant d’être exécutée par injection létale ; dans ses derniers instants, elle voit Lizzie et Maggie l’attendre pour l’emmener au prochain endroit, un lieu où tout est pardonné et compris.

Le montage révèle pourtant une réalité plus crue : pendant qu’Aileen marche vers ce paisible au-delà imaginaire, les médecins débranchent les machines et l’électrocardiogramme se fige dans un bip continu. Là où la Lizzie de la série obtient aveu, grâce symbolique et engagement féministe, Aileen disparaît sans rédemption, laissant en suspens la question qui traverse l’anthologie Monstre : les monstres naissent-ils ou sont-ils fabriqués par la société qui les juge ?

Leave a Comment