Au Pérou, le nom d’Hitler Mussolini ne renvoie pas seulement aux pages sombres de l’histoire européenne. Il désigne désormais le futur maire de Queropalca, un village andin isolé où Hitler Mussolini Simeón Flores vient de remporter une élection municipale face à un candidat d’extrême droite. De quoi faire le tour du monde en quelques heures.
Ce propriétaire d’une petite entreprise de transport, classé au centre gauche, a été élu lors des régionales et municipales du 4 octobre 2026. Dans ce district rural de la région de Huánuco, son double prénom, emprunté à Adolf Hitler et Benito Mussolini, détonne d’autant plus que son parti, Ahora Nación, défend une ligne sociale-démocrate.
Hitler Mussolini élu maire de Queropalca, un scrutin local au couteau
Queropalca se trouve dans la province de Lauricocha, à plus de 3 000 mètres d’altitude, et compte à peine 730 à 1 000 habitants selon les estimations. D’après l’Oficina Nacional de Procesos Electorales (ONPE), Hitler Mussolini Simeón Flores, candidat d’Ahora Nación, est arrivé en tête devant le représentant de Renovación Popular Perú et plusieurs autres listes locales. Le Jurado Nacional de Elecciones doit valider son mandat pour la période 2027-2030.
Les chiffres publiés par l’ONPE montrent un scrutin particulièrement serré : 229 voix pour Hitler Mussolini Simeón Flores, 204 pour Gaspar Benilde Osorio Zambrano et 187 pour Itala Yovana Santillan Vara, soit seulement 42 bulletins d’écart entre les trois premiers, sur 663 suffrages valides. Au total, 707 électeurs se sont déplacés, avec 30 votes blancs et 14 nuls, ce qui traduit une participation quasi générale dans ce village andin.
Qui est Hitler Mussolini Simeón Flores, l’entrepreneur de gauche aux prénoms explosifs ?
Âgé de 45 ans, Hitler Mussolini Simeón Flores dirige une société de transport, Grupo de Inversiones Simeon SAC. Il porte les couleurs d’Ahora Nación, formation de centre gauche fondée en 2023, qui mise sur des politiques sociales et le développement local. Son orientation politique n’a donc rien à voir avec les régimes totalitaires européens auxquels renvoient ses prénoms.
Au Pérou et dans d’autres pays d’Amérique du Sud, des prénoms comme Hitler, Lenin, Stalin ou Mao apparaissent régulièrement dans les zones rurales. Des observateurs soulignent que des parents choisissent parfois ces noms historiques sans bien connaître l’idéologie qu’ils incarnent. Le pays a déjà compté un député nommé Hitler Saavedra Casternoque, élu en 2021, et un maire, Hitler Alba Sanchez, qui se présentait lui-même comme “le Hitler gentil“, d’après sa campagne rapportée par des médias locaux, face à un adversaire baptisé Lenin Vladimir Rodriguez Valverde.
Un nom qui choque le monde et braque les projecteurs sur un village andin
Si Queropalca ne représente que quelques centaines d’habitants, des médias comme la BBC ou le quotidien Peru21 soulignent que l’élection d’Hitler Mussolini a déclenché une attention internationale inhabituelle sur cette région reculée des Andes. De nombreux sites d’information européens ont relayé l’histoire, souvent dans leurs rubriques insolites, en insistant sur le contraste entre le nom du maire et son positionnement de gauche.
Sur les réseaux sociaux, les captures d’écran des résultats officiels et du bulletin de vote ont circulé, accompagnées de commentaires oscillant entre sidération et curiosité pour la vie politique péruvienne. Derrière le buzz autour de ce patronyme hors norme, les habitants de Queropalca attendent surtout des réponses très concrètes : routes, accès à l’eau, soutien à l’agriculture de montagne, autant d’enjeux que le nouveau maire devra gérer à partir du 1er janvier 2027.