L’image finale a glacé les abonnés : à l’hôpital, Hanneke Lemstra rouvre les yeux quand une silhouette encapuchonnée, de petite taille, entre dans sa chambre, verrouille la porte et s’avance avec un ballon de bon rétablissement. La fin de la saison 1 de Petits meurtres entre voisins se termine sur ce cliffhanger.
Disponible sur Netflix depuis le 10 septembre 2026, cette mini-série néerlandaise de 7 épisodes, aussi connue sous le titre international The Perfect Lie, adapte le roman de Saskia Noort Petits meurtres entre voisins. On y suit Karen van der Made, son mari Michel et leur fille Sophie, fraîchement installés à Bergen, happés par un club de dîners très sélect avant l’incendie de la villa d’Evert et Babette Struyck.
Babette et Evert, un couple brûlé vif au cœur de la fin de Petits meurtres entre voisins
Derrière le vernis de ce cercle d’amis, la fin de la saison 1 révèle que ce n’est pas Evert qui a mis fin à ses jours, mais Babette qui a tout orchestré. Elle a préparé un thé chargé de sédatif pour son mari et leurs enfants, rassemblé le matériel et appelé Evert pour une ultime discussion, avec l’idée de mourir en famille dans la villa.
Son plan a basculé lorsqu’elle a vu que leur fils Luuk n’avait pas bu le breuvage et restait parfaitement conscient. Babette a alors choisi de sauver les enfants, mais a laissé Evert prisonnier de la maison en flammes. En cherchant à l’aider, Luuk a trouvé près de son père un second téléphone, qu’il a gardé caché, avant que Karen n’y découvre plus tard des enregistrements capitaux au moment même où la police interpelle Babette.
Luuk et Karen, ces voisins qui font exploser le secret de Petits meurtres entre voisins sur Netflix
Les fichiers audio d’Evert, enregistrés sur ce téléphone caché, lèvent le voile sur les arrangements financiers douteux et les mensonges du Dining Club. En les écoutant, Karen comprend que l’incendie n’a rien d’un accident, mais qu’il s’inscrit dans un système de domination où Evert imposait sa loi à Babette et où chacun des couples protégeait ses petits et grands secrets.
Cette prise de conscience achève de faire basculer Karen, déjà ébranlée par la violence de son nouveau milieu. Son visage se ferme, ses liens avec ses amis de dîner se rompent, et son choix de coopérer avec les enquêteurs entraîne la chute de Babette. Ironie cruelle, c’est le geste discret de Luuk, trop souvent réduit au silence par les adultes, qui brise l’omerta de tout le quartier.
Le tout dernier plan se déroule dans la chambre d’hôpital d’Hanneke, encore affaiblie après sa chute du balcon. Une personne encapuchonnée, de petite taille, entre avec un ballon de bon rétablissement et verrouille la porte. Sa silhouette exclut a priori Michel, Simon ou Ivo, et laisse planer deux hypothèses principales : Sophie, la fille de Karen, très attachée à Hanneke, ou Patricia, voisine influente au passé trouble.