Vanessa Paradis remplie de TOCS : ce qu’elle expose sur sa table de maquillage avant de monter sur scène

Près de quarante ans après Joe le taxi, Vanessa Paradis a toujours le trac, et elle a trouvé de quoi l’apprivoiser. Dans un portrait que lui consacre Télé Star, qui reprend une rare interview accordée à Madame Figaro, la chanteuse de 53 ans dévoile les rituels qui précèdent chacun de ses concerts. 

Une chanson écoutée en cercle avec ses musiciens, quelques porte-bonheur installés sur sa table de maquillage, un échange éclair avec la même personne : rien n’est laissé au hasard. “Je chope facilement des TOC“, reconnaît d’ailleurs l’interprète du Retour des beaux jours.

Porte-bonheur, chanson secrète et échange rituel, les petites manies de Vanessa Paradis

Avant d’entrer en scène, la chanteuse suit un programme bien rodé. D’abord, une chanson, toujours la même, dont elle garde jalousement le titre secret, et qu’elle écoute en cercle avec ses musiciens. Ensuite, ses porte-bonheur, dont elle ne se sépare jamais et qu’elle dispose soigneusement sur sa table de maquillage, précise Télé Star. Enfin, un échange rapide, toujours avec la même personne, vient boucler la préparation. “Je chope facilement des TOC”, confesse l’artiste, qui assume ces petites superstitions. Malgré près de quatre décennies de carrière, c’est grâce à elles qu’elle parvient encore à dompter son trac, soir après soir.

Pour le reste, la star ne s’impose pas de discipline de fer. Un peu de cardio et quelques étirements suffisent. Sa voix, en revanche, son principal outil de travail, fait l’objet de toutes ses attentions. “J’ai toujours de la soie autour de la gorge et chaque courant d’air ou personne qui renifle trop près de moi m’inquiètent”, avoue-t-elle. Une vigilance qui s’explique. 

En avril dernier, aphone, elle a en effet dû annuler son concert au Printemps de Bourges, un souvenir qu’elle décrit comme un traumatisme. “J’étais à ma fenêtre et je voyais tout mon public qui repartait, la tête basse, déçu, un immense sentiment de tristesse m’avait envahie”, se souvient-elle.

Une artiste toujours libre

Ces rituels l’accompagnent tout au long de la tournée lancée en mars pour défendre son huitième album, Le Retour des beaux jours, paru chez Universal Music France. Le 17 novembre, elle se produira à l’Accor Arena, à Paris, devant une salle déjà complète. “La vie de troupe, quand on est bien entouré, c’est une espèce de société idéale. Ce n’est pas la vraie vie”, confie-t-elle. 

Installée à Paris depuis l’adolescence, celle qui a débuté à 14 ans, en 1987, fêtera ses quarante ans de carrière en 2027. Elle refuse pourtant l’étiquette d’icône, un terme qu’elle juge “usé, galvaudé”, et préfère se voir comme un “repère dans la vie des gens”.

Face au temps qui passe, l’artiste garde la même ligne. “Tous les jours, il y a des choses qu’on découvre moins bien que la veille“, résume-t-elle avec autodérision, tout en refusant la chirurgie esthétique, “par peur”. Méfiante envers les réseaux sociaux, qu’elle qualifie de “poison”, la chanteuse multiplie aussi les projets au cinéma. 

D’ici la fin de l’année, elle sera à l’affiche de J’oublierai ton nom, un drame fantastique de Yann Gonzalez, avant de rejoindre Laetitia Casta dans Trespassers, un film historique de Vanessa Filho. Un parcours au cinéma qu’elle mène avec la même exigence que sa carrière musicale, depuis son César du meilleur espoir féminin pour Noce blanche de Jean-Claude Brisseau. Récemment séparée de Samuel Benchetrit, son seul mari, qui l’avait mise en scène au théâtre dans Maman, elle poursuit donc sa route.

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