Des tartes au citron d’un côté, des rêves de mise en scène de l’autre : Véronique Jannot a de quoi être fière de ses deux enfants. Interrogée par Nous Deux alors que LCP rediffuse Pause café depuis le 4 octobre, l’inoubliable Joëlle Mazart a donné de rares nouvelles de Migmar et Nyima, tous deux élevés dans un village tibétain avant de vivre à ses côtés.
Sa fille, qui fêtera ses 28 ans en décembre, souhaite devenir metteur en scène, tandis que son fils de 29 ans travaille comme boulanger-pâtissier à Torcy. Deux trajectoires bien différentes, mais des valeurs communes que leur mère ne se lasse pas de saluer.
Véronique Jannot, maman comblée
Lorsque Nous Deux lui demande si ses enfants ont trouvé leur chemin, la comédienne ne cache pas sa tendresse. “Tous deux ont été élevés dans un village tibétain. Ils ont des valeurs incroyables et sont très respectueux des autres et de la nature”, assure-t-elle. Migmar, adoptée en 2014 selon le magazine, impressionne sa mère par sa personnalité. “Ma fille, qui aura 28 ans en décembre, est une très belle jeune femme dehors comme dedans. Elle veut devenir metteur en scène”, confie Véronique Jannot.
Nyima, lui, a choisi la farine plutôt que les planches. “Mon fils de 29 ans est boulanger-pâtissier à Torcy. Il me fait de merveilleuses tartes au citron“, raconte la comédienne. Ce lien avec le Tibet, Véronique Jannot l’a aussi nourri à travers des rencontres déterminantes, dont celle de Jetsun Pema, la sœur du dalaï-lama, qu’elle qualifie d’“incroyable”.
Sur son parcours, d’autres rencontres ont compté, à commencer par Cécile Aubry, qui lui a offert son premier rôle dans Le Jeune Fabre en 1973, puis Alain Delon, croisé sur le tournage du Toubib en 1979. Arnaud Desjardins l’avait initiée à la spiritualité, tandis que Paul Nogier, créateur de l’auriculothérapie, l’avait aidée à se reconstruire après son cancer de l’utérus.
Une bergerie dans le Var, une tournée et bientôt 70 ans
Côté vie personnelle, Véronique Jannot a quitté le tumulte parisien pour une ancienne bergerie à Salernes, dans le Var. “J’ai reconstruit cette maison en même temps que je me reconstruisais. Elle fait partie de moi, et je fais partie d’elle”, explique-t-elle. Elle y passe beaucoup de temps dehors, entourée de son chien et de ses poules, et avoue que, si elle le pouvait, elle “vivrai[t] dans une ferme”.
Professionnellement, la comédienne ne compte pas lever le pied. Elle partira en janvier en tournée avec la pièce Un atelier pour deux, acceptée parce qu’elle s’interroge “sur la définition du couple et de l’amour”. Mais son vrai rêve, c’est la chanson. “J’ai très envie de rechanter. C’est aujourd’hui chose qui me manque le plus”, glisse-t-elle, évoquant des titres jamais sortis et un futur “tour de vie” sur scène, peut-être l’an prochain, malgré un trac qui ne la quitte pas.
Reste un cap qu’elle aborde avec un brin d’appréhension : ses 70 ans, le 7 mai prochain. “Ça fait vieille dame et je ne me sens tellement pas vieille dame”, lance-t-elle. Quarante-cinq ans après Pause café, diffusée dès 1981 sur TF1 pendant trois saisons, série où elle a croisé de jeunes Marc Lavoine, Clovis Cornillac ou Benoît Magimel, elle porte toujours un regard tendre sur Joëlle Mazart, dont elle retrouve un écho dans son rôle de proviseure de la série Karma, sur France.tv : “Il y a du Joëlle Mazart en moi”.